Père Joseph Wrésinsiki. Cette tâche les pauvres doivent en être

Vaincre la misère c’est détruire le zones de non-droits, expliquait le

les premiers artisans car ils savent ce qu’est la justice, ce qu’est la

liberté car ils en ont été trop souvent privés. C’est ce que le mouvement

ATD Quart monde tente depuis longtemps de faire comprendre. Avec un succès

certain puisqu’en décembre 1992, l’ONU décrétait le 17 octobre comme

Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté et le refus de

la misère. Défi colossal face à une misère grandissante qui prive l’homme

de sa dignité.

«le patron ne voulait pas me donner congé. J’ai dit j’ai à faire à Genève,

je ne peux pas venir travailler. Mais j’ai tellement d’heures supplémentaires, il n’osera rien dire». C’est dire si cette visite à l’ONU dépassait le

cadre d’une simple distraction. Dans le bus qui conduit à Genève on est

conscient d’avoir une mission. «Il faut montrer que nous sommes aussi bien

que ceux qui nous reçoivent». «Il faut causer au nom de toutes les mamans».

On est conscient aussi que c’est la solidarité qui fait la force. Pour

présenter la valise-fresque TAPORI réalisée par 3’000 enfants du

Quart-monde, chacun a préparé un bout de texte, Alexandra a tapé le

texte, Gérald a fait la mise en page sur l’ordinateur. Les dix

panneaux représentent les situations vécues et que

l’on va décrire. La vie de Marie-Thèrèse et de sa famille dans une

caravane sur un terrain vague à Annemansse sans eau courante. La vie des

enfants africains dans les rues où il font de petits travaux pour

survivre. L’histoire de cette petite fille placée à l’extérieur de sa

famille. Là où il ya l’amitié, il y a plus de justice.

A Genève on se rend tous à la maison Joseph Wrésinski, une petite maison

perdu dans un jardin au coeur du quartier St-Jean. Le mur du jardin est

couvert des peintures des enfants. Ici en effet c’est surtout un centre

d’accueil ou on propose aux enfants toutes sortes d’activités créatrices et

manuelles. Quelques habitués du Caré, maison d’accueil de Genève regoignent

le groupe. La misère gagne du terrain constate le responsable l’abbé

Viennat. Joseph, squatter, renchérit «Avec cinq francs tu peux acheter des

macaronis mais si tu n’a pas de cassrole pour les cuire. Aujourd’hui à

mi-octobre, certains dorment encore dans la rue.» les plus chanceux peuvent

aller à l’asile de nuit de l’Armée du salut, à deux pas de la maison

Wrésisnki «j’y ai dormi il y a quelques années», explique un des délégués.

Dans la Salle des pas perdus du palais des Nations Unies, mme Piguet

prend la parole «ce qui est le plus dur ce sont les critiques. C’est de ne

plus oser parler à personne.» Et d’expliquer quand on doit calculer pour

tous il reste trop peu de place pour les autres besoins. «On

aimerait avoir du temps pour soi, apprendrte des choses, avoir des loisirs

en famille». «Ce que nous avons vécu, nous ne vouzlons pas que cela

recommence pour nos enfants.»

Francine de La Gorce, une des premières militantes du Quart monde, qui

fut pendant près de trente ans aux côté du Père Joseph Wrésinski a fait

aussi le déplacement de Genève. Elle rappelle que les premières à lutter

dontre la misère p z

19 octobre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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