Le pape rentre à Castel Gandolfo
Val d’Aoste: Après 18 jours de vacances, Benoît XVI rentre à Rome
Rome, 28 juillet 2005 (Apic) Les vacances de Benoît XVI aux Combes d’Introd, dans la région autonome italienne du Val d’Aoste – Alpes – ont pris fin jeudi 28 juillet 2005. Après avoir salué et remercié la population et les autorités civiles et religieuses.
Le pape quittera l’aéroport d’Aoste à 17h30 (heure locale) et arrivera à l’aéroport de Ciampino à Rome à 18h30 (heure locale). Il gagnera alors directement la résidence d’été des papes, à Castel Gandolfo, au sud de la ville. La date de son retour au Vatican, après la période estivale, n’a pas encore été communiquée. Traditionnellement, les papes y résident jusqu’au cours du mois de septembre.
Après les vacances du pape, la prière dominicale de l’Angélus (que le pape a présidé deux fois à la montagne devant des milliers de fidèles) se déroulera à Castel Gandolfo à partir du dimanche 31 juillet. Quant aux audiences générales, elles reprendront régulièrement au Vatican le mercredi 3 août. Pour ce rendez-vous hebdomadaire avec les fidèles, le pape rejoindra Rome.
Avant de quitter le Val d’Aoste, Benoît XVI a effectué une dernière promenade sur l’alpage du Pielo, le 27 juillet 2005. Il était accompagné par Albert Cerise, le «guide» de Jean Paul II, qui avait préparé plusieurs itinéraires de promenade pour le pape, et de Mgr Georg Gaenswein, son secrétaire particulier. Cette promenade a été retransmise par le Centre de télévision du Vatican (CTV).
Benoît XVI est arrivé aux Combes d’Introd le 11 juillet 2005, pour s’installer dans le chalet construit il y a cinq ans pour son prédécesseur sur la propriété des Salésiens. La bâtisse aux lignes contemporaines, de pierre et de bois au toit en lourdes ardoises traditionnelles, offre une vue imprenable sur le Mont Blanc. «Le plan du Saint-Père», à 1400 mètres d’altitude, ainsi baptisé après les 10 séjours que Jean Paul II y a effectués, est un véritable fort retranché. «Sur ma petite commune, il y a un Etat souverain», a déclaré aux journalistes, Osvaldo Naudin, le maire des 570 habitants de la commune d’Introd.
La route sinueuse qui y mène est bordée de murets de pierres sèches, de petits oratoires aux murs couverts de chaux, de vignes, de feuillus puis de sapins. Mais en dehors de quelques randonneurs qui coupent les lacets de la route à travers bois, on ne croise que des voitures de police et de gendarmerie. Ils sont 200, disséminés un peu partout, à veiller à la tranquillité de Benoît XVI. Des brigades sinophiles fouillent les voitures. Une forêt de sapins cache le chalet, au dessus duquel l’espace aérien a été bouclé tout au long su séjour du pape.
Une pause «providentielle»
Tout au long du séjour pontifical, une pause estivale «providentielle» a déclaré le pape lors de l’Angélus du 17 juillet, le hameau des Combes, environ 40 habitants, a été un repère de journalistes et de policiers. L’unique café-restaurant a vécu au rythme des changements de quart. Quelques touristes arrivaient tout de même à se faufiler pour visiter ce petit village de montagne qui sent bon le foin et accueille la Maison-Musée Jean Paul II. Dans un mouchoir de poche, des photos, des souvenirs du pontificat et des randonnées de Karol Wojtila sont exposés. Benoît XVI est venu y faire une visite, le 17 juillet dans l’après-midi.
Au cours de ses vacances, le pape est resté discret pendant ses vacances privées. «N’ayez aucun souci, je serai un paroissien obéissant», avait-il lancé au prêtre de la paroisse à son arrivée.
Promenade, travail et piano
La première semaine, il ne s’est accordé que des promenades dans le parc de sa résidence. Durant la seconde, il s’est accordé quelques randonnées, l’une à Valsafranche (où il a croisé les enfants d’une colonie de vacances, l’autre sur le Mont Blanc (où il a assisté à une messe) et a rencontré les prêtres du Val d’Aoste dans l’église paroissiale d’Introd, le 25 juillet.
Durant cette période de repos, le pape a travaillé. Il a mis à profit ses vacances pour achever l’écriture de son dernier livre commencée il y a trois ans. C’est ce que le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro- Valls, a indiqué à la presse.
Pour se détendre, en dehors de ses promenades, le pape jouait du piano. Mozart est son compositeur préféré. En dehors de rares visiteurs, il était entouré de familiers, en premier lieux, son secrétaire particulier, Mgr Georg Ganswein. 48 ans, bavarois, sportif, ancien professeur à l’université de l’Opus Dei à Rome.
C’est de Castel Gandolfo au sud de Rome, que le pape partira pour les 2Oe Journées mondiales de la jeunesse à Cologne, le 18 août 2005. (apic/imedia/hy/pr)



