Troubles à l’ordre public redoutés

Valais: Le canton ne veut pas du meneur de la secte Raël: refus d’établissement

Sion, 20 février 2007 (Apic) Le Français Claude Vorilhon, alias Raël, ne pourra s’établir en Suisse, à la suite d’une décision du canton du Valais (sud-ouest). Les autorités valaisannes disent redouter des troubles à l’ordre public du fait de la présence du meneur de la secte des raéliens.

Dans un communiqué, le service de l’état civil et des étrangers du canton a indiqué avoir rejeté une demande d’autorisation de séjour déposée en octobre dernier par Raël, qui souhaitait s’établir comme «représentant commercial» pour le compte d’une «cave viticole».

Notant que Raël «prône la liberté sexuelle absolue (…) de nature à provoquer des dérives sexuelles à l’égard d’enfants mineurs», le canton a jugé de sa responsabilité de «prendre toute mesure de nature à ne pas favoriser la propagation de messages contraires à l’ordre public suisse et à la protection de la morale au sens de la Convention européenne des droits de l’Homme».

Le canton a également rappelé que la secte prône le clonage, une pratique interdite en Suisse.

Pédophilie et inceste

En été 1998, le Tribunal fédéral (TF) avait refusé un droit de réponse à la secte raélienne. Celle-ci demandait de pouvoir exercer ce droit à la suite d’un article écrit par l’Agence Apic, publié en août 1997 par le quotidien «La Liberté». Après le juge de la Sarine et le Tribunal cantonal, le jugement du TF, appelé à faire jurisprudence, avait rejeté trois recours de la secte contre «La Liberté».

Les raëliens s’étaient sentis attaqués par un article publié peu avant le conclave de la secte tenu à Salquenen, en Valais (Suisse). Dans son article, l’auteur affirmait que la secte «prônait théoriquement la pédophilie et l’inceste dans ses écrits»; constatait que deux membres de la secte avaient été condamnés à Carpentras pour agression sexuelle contre une fillette de 12 ans et rappelait enfin que le Mouvement avait été jugé dangereux en France.

Lorsque la secte affirmait pour sa défense dans sa lettre adressée à «La Liberté» qu’elle condamnait formellement la pédophilie et l’inceste, elle rendait une réponse manifestement inexacte, que le journal n’avait pas à reprendre, au risque de manipuler ses lecteurs sur les visées réelles de la secte, estimait alors le Tribunal fédéral dans les considérants de son jugement. (apic/ag/arch/pr)

20 février 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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