Le Conseil synodal devra fonctionner avec seulement quatre membres
Valais: synode de l’Eglise réformée évangélique (090594)
St-Maurice, 9mai(APIC) Les délégués au Synode de l’Eglise réformée évangélique du Valais se sont retrouvés à St-Maurice samedi 7 mai pour leur
session de printemps. Ils ont passé en revue les activités de l’Eglise au
cours de l’année écoulée et adopté les comptes 1993 qui révèlent un déficit
de près de 60 000 francs. Mais le problème le plus urgent n’a pas pu être
résolu: trouver deux candidats au Conseil synodal, en remplacement des deux
Conseillers démissionnaires.
Le Synode de l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV) a pris congé
de deux Conseillers synodaux: le pasteur Eckhart Altemüller, qui va quitter
le Valais pour prendre un poste pastoral en Allemagne, et Marie-Claude Seydoux, qui déménage dans le canton de Vaud. Leur non-remplacement provisoire
provoque une situation assez lourde pour le Conseil synodal, contraint de
fonctionner avec quatre membres seulement au lieu de sept, puisqu’un autre
conseiller est en congé-maladie.
Les comptes 1993 ont ensuite retenu l’attention des délégués. Il s’agissait d’adopter un bilan qui présente un déficit de 59’331 francs pour un
total de dépenses de 1’499’419 francs. «Le Conseil synodal, déclare le pasteur Follonier, va continuer à faire son possible, notamment dans le cadre
du dialogue entre les paroisses et les communes, mais il est clair que
l’aide des comités de secours nous sera encore nécessaire.» Les conséquences financières de l’application de la loi Eglises-Etat ne sont pas encore
chiffrées, car les négociations sont en cours. Les traitements pastoraux
valaisans, qui suivaient le barême de l’enseignement primaire, avec une année de retard par rapport aux prestations de l’Etat, ont pris une deuxième
année de retard puisqu’ils n’ont pas été indexés en 1994. Quant à la participation des communes, elle peut passer du simple au quadruple, selon les
lieux.
Les protestants et l’intégrisme islamique
La paroisse de Sierre a interpellé le Synode de l’EREV au sujet de
l’évolution du fondamentalisme musulman. Devant les actions violentes des
groupements intégristes, elle dénonce dna une lettre «un certain laxisme
des chrétiens face au manque de tolérance de certains musulmans». Les auteurs se réfèrent à la suppression des cathédrales ou de la croix suisse
sur les documents touristiques destinés aux clients musulmans. «Peut-on accepter que notre société, qui se dit chrétienne, se prostitue devant l’islam?» Les signataires auraient souhaité que l’Eglise prenne position concernant l’intolérance intégriste.
Arrivant en fin de séance, le débat du Synode n’a pas permis une réflexion en profondeur. Il a pourtant permis de relever que les protestants
pourraient réagir face à tous les intégrismes (pas seulement musulman), de
même qu’il ne fallait pas considérer tous les musulmans de la même manière. Les délégués se sont prononcés pour la prudence et ont renoncé à une
prise de position publique. Ils ont renvoyé ce sujet au Conseil synodal qui
étudiera s’il y a lieu de porter le débat devant les délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). (apic/spp/mp)



