Nouvelle catéchèse pour les jeunes protestants valaisans
Valais: Synode de l’Eglise réformée.
Sion, 8 novembre 1998 (APIC) La nouvelle catéchèse destinée aux jeunes protestants valaisans, adoptée samedi par le Synode de l’Eglise réformée évangélique du Valais (EREV) réuni samedi à Sion pour sa session d’automne, devrait susciter davantage d’engouement. Avant le lancement d’expériences dans des «paroisses pilotes» qui se sont avérées positives, ils n’étaient guère plus d’un tiers à fréquenter le catéchisme. Le Synode de l’EREV a accueilli le pasteur Konrad Raiser, secrétaire général du Conseil œcuménique des Eglises (COE), qui fête son cinquantenaire cette année.
Le Synode a adopté le budget 1999, ainsi que les grandes lignes de la nouvelle catéchèse en Valais. Suite à une étude de la Commission des médias, les délégués ont décidé de poursuivre la réflexion concernant la communication de leur Eglise. Au niveau de la catéchèse, l’enseignement sera désormais porté par des équipes, et non plus seulement par les pasteurs, la catéchèse privilégiera les journées et les camps plutôt que les rencontres hebdomadaires, tandis que la formation des catéchètes sera renforcée.
Une catéchèse «existentielle», visant à s’inscrire dans le vécu des jeunes
La catéchèse au sein de l’EREV avait fait l’objet de plusieurs consultations, lors de Synodes précédents, de débats au sein de la pastorale (assemblée des pasteurs et diacres) et à l’occasion des expériences de «paroisses pilotes». Ces essais se sont avérés positifs, puisqu’ils ont suscité un regain d’intérêt pour le catéchisme. La Commission de catéchèse a donc proposé au Synode d’organiser l’enseignement de la foi selon ces nouveaux principes. La catéchèse auprès des jeunes protestants valaisans se déroulera sur trois années, parallèlement aux années du Cycle d’orientation. Elle se veut «évolutive quant à son programme» et «foncièrement existentielle», de manière à s’inscrire dans le vécu des jeunes.
Konrad Raiser face aux interrogations sur l’avenir du mouvement œcuménique
Le pasteur Konrad Raiser, invité d’honneur, a répondu aux questions des délégués, qui s’interrogeaient notamment sur l’atmosphère de crise actuelle dans le mouvement œcuménique. Certes la sécularisation, ainsi que l’érosion des Eglises historiques et les effets de la crise économique ou de la perte d’identité ont pour résultat que le christianisme voit se réduire sa place dans la société, a reconnu le secrétaire général du COE. Mais il importe de préserver une vision communautaire au sein de notre monde en mutation. Les chrétiens devront ainsi exprimer leurs convictions religieuses et morales, tout en trouvant un nouveau langage pour s’adapter aux préoccupations des gens, et notamment s’adresser à la jeunesse qui se trouve dans un «désert religieux». (apic/spp/jms/be)



