Les martyrs, signe de la vivacité de l’Eglise, sont au Sud
Vatican: 37 missionnaires ont été assassinés en 1998
Rome, 21 décembre 1998 (APIC) Selon un décompte des «martyrs» de l’Eglise publié lundi par l’agence d’information missionnaire vaticane FIDES, 37 missionnaires catholiques ont été assassinés en 1998.
Si le martyre est le signe de la vivacité d’une Eglise, relève FIDES, il faut souligner que les Eglises du Sud donnent la preuve de leur foi et de leur amour du Christ davantage que les Eglises occidentales: la majeure partie des victimes – prêtres, séminaristes, religieux, religieuses et missionnaires laïcs – proviennent du Congo, du Rwanda, d’Inde et de l’Amérique latine.
L’agence vaticane, commentant ces données, estime que c’est là un signe supplémentaire que l’Eglise n’est plus aussi «occidentale» qu’on veut bien parfois la faire paraître. «Désormais, le 80% des chrétiens dans le monde – catholiques, protestants, orthodoxes – vivent ailleurs que dans les pays occidentaux».
Parmi les prêtres assassinés, on note la présence d’un Suisse, le Père Marcel Hübscher, missionnaire de la Congrégation de la Sainte Famille, tué en mars dernier à Madagascar, du jésuite français Michel Albecq, qui a trouvé mort à Brazzaville en juillet, du frère des Ecoles chrétiennes canadien Bernardin Hudon, tué le 27 novembre à La Vallée, en Haïti. Une sœur belge, Sœur Anne Desrumeaux, des Sœurs de la Charité de Heule, a trouvé la mort en avril au Congo. Deux Italiens, une Allemande, un Polonais, un Hollandais et un Croate complètent la liste des Occidentaux qui ont donné leur vie pour l’Eglise dans les pays du tiers monde au cours de cette année. (apic/fs/be)



