Extension de la communion sous les espèces du pain et du vin

Vatican: Innovations dans la prochaine publication du nouveau missel officiel romain

Rome, 7 mars 2002 (APIC) La nouvelle édition latine du missel romain devrait prévoir une extension de la communion sous les deux espèces du pain et du vin et donner plus de liberté d’adaptation aux diverses cultures. Cette édition officielle est sur le point d’être publiée par le Saint- Siège, après que les quelque 100 pages d’introduction, en latin, aient été publiée en août 2000.

Approuvé par le pape le 11 janvier 2000, cette nouvelle édition présente une nouveauté importante, à savoir les possibilités d’adaptations liturgiques qui reviennent aux évêques et aux Conférences épiscopales des différents pays. Elle prévoit ainsi une extension de la communion sous les deux espèces du pain et du vin.

Le nouveau missel est la troisième «édition typique» de celui qui a été publié après le Concile Vatican II, les deux premières éditions datant de 1969 et 1975. Déjà en septembre 2000, Mgr Francesco Pio Tamburrino, secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, annonçait à la correspondante de l’APIC à Rome la publication du missel avant les fêtes de Noël de la même année. Il semble que le retard de la publication soit lié à l’impression compliquée des partitions de chant grégorien contenues dans le missel.

Une introduction d’une centaine de pages en latin était sortie de presse avant la publication même du missel, ce qui ne s’était pas fait pour les précédentes éditions. Mgr Tamburrino avait alors affirmé que, selon lui, la nouveauté la plus importante de cette introduction est son chapitre 9, qui présente les possibilités d’adaptations liturgiques qui reviennent aux évêques et aux Conférences épiscopales des différents pays.

Des marges de liberté plus grandes pour l’Asie et l’Afrique

«Ce chapitre n’existait pas dans les précédentes éditions, faisait-il remarquer. Il n’y avait en effet que de petites marges d’adaptation de la liturgie aux différentes cultures, alors qu’elles sont beaucoup plus larges dans cette nouvelle édition, surtout pour les pays d’Asie et d’Afrique».

Autre nouveauté de l’introduction et qui a été à nouveau reprise ces derniers jours par une revue de liturgistes italiens, l’extension de la communion sous les deux espèces qui était auparavant limitée à certains cas bien précis: aux époux durant leur messe de mariage, aux diacres, à un adulte lors de son baptême, à ceux qui exercent un ministère liturgique au cours d’une concélébration. L’évêque devra ainsi émettre des normes sur la communion sous les deux espèces, soit par «intinction» – tremper l’hostie dans le vin consacré – soit directement au calice. (apic/imedia/be)

7 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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