L’éducation sexuelle a banalisé l’homosexualité et l’avortement

Vatican: Intervention du prêtre psychanalyste Tony Anatrella au Congrès sur la famille

Rome, 13 octobre 2000 (APIC) Ces dernières années, «l’éducation sexuelle, au lieu de veiller à l’éducation affective, morale, et au sens de l’autre, a privilégié la contraception, l’avortement, la banalisation de l’homosexualité et la protection contre les maladies sexuellement transmissibles», a déclaré vendredi le Père Tony Anatrella, prêtre psychanalyste, aux quelque 2’000 participants du Congrès sur la famille qui s’est achevé au Vatican.

«Pour l’Eglise, la vie sexuelle n’a de sens que par rapport à l’amour qui s’exprime dans le plaisir de rencontrer l’être aimé et dans la joie d’appeler des enfants à la vie», a insisté le Père Anatrella, spécialiste des problèmes de l’adolescence et consulteur au Conseil pontifical pour la famille.

Intervenant dans le cadre du Congrès sur la famille, qui s’est tenu dans la salle Paul VI du Vatican du 11 au 13 octobre, en présence de quelque 2000 participants du monde entier, le Père Tony Anatrella a pris la parole sur «l’éducation à une sexualité responsable».

Des impératifs idéologiques

«L’éducation sexuelle s’est imposée ces dernières années pour répondre à des impératifs idéologiques qui posent de nombreux problèmes, a-t-il souligné. L’acte sexuel a été dissocié de la procréation, mais aussi de l’attachement à l’autre». Pour le psychanalyste français, l’éducation sexuelle, au lieu de veiller à l’éducation affective, morale, et au sens de l’autre, «a privilégié la contraception, l’avortement, la banalisation de l’homosexualité et la protection contre les maladies sexuellement transmissibles».

L’amour n’est pas seulement un sentiment

A ses yeux, l’éducation sexuelle est indispensable pour accompagner l’enfant dans son développement biologique, psychologique, social et moral. Mais dissocier la procréation de l’acte sexuel n’aide pas à devenir responsable de sa relation et de ses sentiments vis-à-vis d’autrui. Le Père Tony Anatrella a donc rappelé ce que sont les valeurs de l’amour pour l’Eglise catholique: «la liberté, le don, la fidélité et le désir d’inscrire une relation commune dans l’histoire». L’amour est donc pour l’Eglise «un engagement pour construire une relation durable instituée dans le mariage», et non pas seulement un sentiment, a-t-il expliqué. «Cette perspective donne tout son sens à l’éducation sexuelle». (apic/imedia/be)

13 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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