Les droits des Palestiniens souvent bafoués et pas reconnus
Vatican: Jean Paul II reçoit une délégation palestinienne de haut rang
Rome, 22 septembre 1997 (APIC) Jean Paul II, recevant lundi dans sa résidence d’été de Castelgandolfo une délégation de l’Autorité Palestinienne, a rappelé que les droits des Palestiniens ne sont souvent pas reconnus, quand ils ne sont pas «piétinés». Au cours de l’audience, le pape a lancé un nouvel appel en faveur de la poursuite du processus de paix au Moyen-Orient et rappelé la sécurité de l’Etat d’Israël.
En introduisant son propos, le pape a déploré que le «pain quotidien» du «cher peuple palestinien» soit «une triste réalité faite d’injustice, de violence et de peur face à l’avenir». Et de rappeler une fois encore à ceux qui vivent au Moyen Orient et à ceux qui exercent dans cette zone une autorité politique, sociale ou religieuse, «qu’un processus de paix a été mis en route, que des étapes de réconciliation ont été franchies, que les peuples ont exprimé leur désir de justice et que des familles entières attendent un futur de paix pour leurs enfants».
Dans sa déclaration aux notables palestiniens, conduits par le Dr Emil M. Jarjoui, membre du comité exécutif de l’Organisation pour la Libération de la Palestine (OLP) et du Conseil Législatif Palestinien pour Jérusalem, Jean Paul II a relevé que le Saint-Siège et le pape «n’ont jamais failli dans leurs appels, afin que personne n’oublie les tragédies qui ont marqué votre histoire et vos souffrances. Personne ne peut refuser d’être concerné par le destin de tant de frères et de sœurs en humanité, dont les droits ne sont souvent pas reconnus, et souvent piétinés.»
Sécurité, justice et paix vont de pair en Terre Sainte
Le Saint-Siège a également fréquemment parlé de la sécurité de l’Etat d’Israël, a-t-il poursuivi, «en étant profondément convaincu que la sécurité, la justice et la paix vont main dans la main.» A l’issue de son message, Jean Paul II a lancé ce cri: «Plus que des raisons humaines et politiques, c’est Dieu lui-même qui demande à chacun d’avoir le courage de la fraternité, du dialogue, de la persévérance et de la paix. J’implore sa bénédiction sur ceux que vous représentez et sur tous ceux qui vivent dans ce pays qui pour nous reste la ’Terre Sainte’.» (apic/cic/imed/be)



