Vatican: la grande contribution des religions aux Objectifs de développement durable

Une «grande contribution» des religions aux Objectifs de développement durable (ODD) est possible. C’est ce qu’a indiqué le cardinal Peter Turkson, en marge d’un colloque organisé, du 7 au 9 mars 2019, par le Dicastère pour le service du développement humain intégral et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

En 2000, les Nations unies s’étaient accordées sur les Objectifs du millénaire pour le développement, à remplir avant 2015, a rappelé le cardinal ghanéen, préfet du Dicastère pour le service du développement humain intégral. Ces objectifs étaient alors centrés sur les pays en pauvreté. Suite à cette série d’objectifs, ont été adoptés en 2015 les ODD. Ceux-ci, a relevé le haut prélat, concernent tous les pays et sont des cibles à atteindre d’ici 2030.

Pour le préfet de dicastère, les religions peuvent apporter une «grande contribution» en vue de la réalisation de ces objectifs. D’une part, a-t-il expliqué, elles sont déjà impliquées dans les programmes de développement qu’elles mettent en œuvre depuis longtemps. De plus, elles peuvent «réveiller les consciences et susciter des conversions» pour un développement plus durable. Et si les moyens techniques pour répondre aux enjeux de développement existent, ils ne se suffisent pas à eux-mêmes et doivent être accompagnés d’un «engagement éthique et moral».

«De nombreuses personnes attendent que les religions trouvent des références morales, éthiques et politiques» pour considérer le développement sur le long-terme, a pour sa part affirmé Mgr Bruno Marie Duffé, secrétaire du dicastère présidé par le cardinal Turkson. «Les religions doivent affronter ce défi pour un nouvel horizon», a-t-il insisté. Tel est selon lui l’enjeu de ce colloque intitulé ‘Religions et ODD: écouter le cri de la Terre et du pauvre’.

Des intervenants de haut niveau

Des participants de haut niveau interviendront au cours de ce sommet. Il sera notamment ouvert par le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, devrait prendre la parole à sa suite, mais sa présence n’est pas encore confirmée. Le pape François recevra pour sa part les participants au cours d’une audience au Palais apostolique dans la matinée du 8 mars.

Outre le christianisme, l’islam, le judaïsme, l’hindouisme ou encore le bouddhisme seront représentés au cours des trois journées de travail. De même, de nombreux hauts représentants des organisations liées aux Nations unies interviendront. L’événement sera ainsi clos par une intervention de Michael Møller, directeur général de l’Office des Nations unies, basé à Genève, avant la prise de parole du cardinal Turkson.

Le 7 mars au soir, un événement culturel sera organisé dans la salle Paul VI au Vatican pour les participants au colloque. S’y produiront des artistes de différentes religions, a souligné le cardinal Turkson, réunis en faveur des plus pauvres. Sera notamment présent l’Orchestre Simon Bolivar du Venezuela, un pays frappé par une grave crise politique, économique et sanitaire. (cath.ch/imedia/xln/gr)

Le cardinal Peter Turkson, préfet du dicastère pour le service du développement humain intégral |© Jacques Berset
5 mars 2019 | 17:29
par Grégory Roth
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