Vatican: Le jour anniversaire de la proclamation de la sainte «co-patronne» de l’Europe
Jean Paul II bénit une statue de Catherine de Sienne
Rome, 29 octobre 2000 (APIC) Jean Paul II a béni samedi 28 octobre, une statue de sainte Catherine de Sienne, due au sculpteur français Eric Aman. Elle sera placée dans une niche extérieure de la basilique Saint-Pierre, du côté de la place Sainte-Marthe, sur la face externe du transept gauche, dit de saint Joseph, projeté par Michel-Ange à partir de 1546.
La statue de marbre blanc porte les armoiries de Paul VI et Jean-Paul II. Paul VI l’avait proclamée docteur de l’Eglise. Jean Paul II l’a donnée comme co-patronne à l’Europe, après saint Benoît, saints Cyrille et Méthode et en même temps que sainte Brigitte de Suède et sainte Edith Stein, en octobre dernier, lors de l’ouverture de la deuxième assemblée extraordinaire du synode des évêques pour l’Europe. C’est justement à la proclamation de sainte Catherine comme docteur de l’Eglise, en 1970, que remonte ce projet de statue. Il se concrétise à l’occasion du premier anniversaire de sa proclamation comme patronne de l’Europe.
La journée a commencé par la messe jubilaire de quelque 5.000 pèlerins venus de Sienne et de 23 communes du diocèse, suivie par l’audience du pape et la bénédiction de la statue. L’après-midi, le cardinal Virgilio Noé, archiprêtre de la basilique vaticane, et Mgr Gaetano Bonicelli, archevêque métropolite de Sienne, ont présidé la prière des fidèles auprès de la statue. Les célébrations ont été accompagnées par l’ensemble vocal français Sagittarius qui s’est produit en concert le soir même.
Un visage décidé et extatique à la fois
La sculpture d’Eric Aman a été taillée dans du marbre blanc de Carrare, site d’extraction préféré de Michel-Ange. Elle a 4,70 m de haut, pour un piédestal de 55 cm (hauteur globale: 5,25 m), elle a 2,40 m de largeur, 1, 65 m de profondeur et pèse en tout 65 tonnes (28 pour la statue). Sa réalisation a demandé 7 mois, d’avril à octobre 2000, dont six mois pour la seule sculpture du marbre. L’artiste a représenté la sainte les bras levés vers le ciel et il a voulu lui donner un visage «décidé et extatique» à la fois. A ses pieds, une grande croix rappelle une image du «Dialogue» de la sainte dominicaine, comme un pont jeté par Dieu au-dessus de l’abîme du mal pour que l’humanité vienne à lui. Sur le fond, une Tour qui rappelle celle de Sienne, l’hôtel de ville et la cathédrale de la ville avec son clocher et sa coupole. Les symboles du lys et du livre désignent la sainte.
Le sculpteur Eric Aman est né en 1960 et a étudié les Beaux-arts à Aix-en-provence. Il habite en Italie depuis la fin des années ’80 où il travaille le bronze, la terre-cuite et le marbre. Depuis 1993, il est membre de l’Académie internationale d’Art moderne de Rome. Il a reçu de nombreuses récompenses et décorations internationales et a notamment réalisé des œuvres d’art dans des églises en Italie, à Torrenieri et à Seggiano, et dans deux hôtels de ville dans la province de Sienne. (apic/zn/mjp)



