Vatican: le pape proclame cinq nouveaux bienheureux (230489)
Rome, 23avril(APIC/CIP) Jean Paul II a célébré dimanche 23 avril sur le
parvis de la basilique St-Pierre une eucharistie solennelle au cours de laquelle il a proclamé bienheureux cinq serviteurs de Dieu, dont la polonaise
Franceska Siedliska et deux religieux espagnols martyrs à Nagasaki au 17e
siècle.
Les personnalités béatifiées dimanche par le pape sont Martino de San
Nicolas (1598-1632) et Melchior de San Agostino (1599-1632), deux religieux
augustins récollets de nationalité espagnole, morts martyrs à Nagasaki (Japon); la polonaise Marie de Jésus Bon Pasteur (Franceska Siedliska), fondatrice des Soeurs de la Sainte Famille de Nazareth (1842-1902); Maria
Margherita Caiani, religieuse italienne qui fonda la congrégation des Franciscaines minimes du Sacré-Coeur (1863-1921); et Marie-Catherine de SaintAugustin (Catherine-Simon de Longpré, de France), de l’ordre des Augustines
hospitalières de la Miséricorde de Jésus, décédée au Québec (1632-1668).
Marie-Catherine de Saint-Augustin s’était offerte comme volontaire pour
aller évangéliser le Canada et fait partie des premiers missionnaires dans
ce pays. Elle meurt de tuberculose à Québec à l’âge de 36 ans. Martino de
San Nicolas et Melchior de San Agostino, après 9 ans de travail pastoral
aux Philippines, s’en vont évangéliser le Japon, une entreprise bien risquée à l’époque, parce que les chrétiens y étaient persécutés et l’on y comptait déjà un grand nombre de martyrs chrétiens. Ils arrivent en septembre
1632 à Nagasaki à un moment critique : on avait brûlé vifs la veille deux
frères du même ordre et des milliers d’habitants de Nagasaki s’étaient enfuis dans les montagnes. Les deux religieux espagnols s’installent d’abord
dans la montagne avec les réfugiés, mais sont chassés par le froid et la
dureté des conditions de vie. Retournés en ville, ils seront arrêtés, condamnés à mort et brûlés vifs à leur tour.
Marie de Jésus Bon Pasteur vient à Rome en 1873 ou elle reçoit la permission du pape Pie IX de fonder les Soeurs de la Sainte Famille de Nazareth. L’Institut assiste notamment les familles d’émigrants polonais qui
ont fui leur pays après les insurrections polonaises. Actuellement,
l’Institut compte environ 900 soeurs, soit la moitié de l’ordre, aux
Etats-Unis. Les autres soeurs travaillent en Angleterre, Pologne,
Philippines, France, Italie, Australie et Irak. (apic/jt/be)




