Vatican: Le Saint-Siège toujours clairement opposé à la planification familiale version ONU

L’avortement, «un crime qui ne sera jamais toléré»

Rome, 28 septembre 1999 (APIC) Le Saint-Siège est toujours clairement opposé à la planification familiale version ONU et ne pourra «jamais tolérer l’avortement et les politiques en faveur de l’avortement, qu’il considère comme un crime». Cinq ans après la conférence du Caire sur Population et Développement en septembre 1994, les divergences de position entre le Saint-Siège et les Nations Unies sont toujours aussi vives.

Le Vatican vient de démentir avec force les informations affirmant que le Saint-Siège n’est plus opposé aux techniques et politiques de planification familiale promues par l’UNFPA, le Fonds des Nations Unies pour la population. Les médias qui ont rapporté cette version des faits au moment de la présentation à Londres le 22 septembre dernier, par Mme Nafis Sadik présidente de l’UNFPA, du rapport 1999 de l’ONU sur la Population, ont tort. C’est ce qu’a précisé le Saint-Siège ce lundi par le biais de son porte-parole, Joaquin Navarro Valls.

La procréation, une responsabilité des parents

Le Saint-Siège «n’a pas du tout changé sa position bien connue sur la planification familiale», a-t-il déclaré dans sa mise au point. Navarro Valls en a profité pour répéter la position romaine sur le sujet. Il a tout d’abord rappelé que le Saint-Siège n’a jamais poussé pour une procréation à tout prix, insistant au contraire sur la responsabilité des parents qui, seuls, peuvent décider du nombre d’enfants qu’ils désirent et du moment qu’ils les veulent. Quant au sens même des termes de «contraception», «planification familiale» ou «droit de reproduction» (»reproductive rights») ou «nouvelles options», Navarro-Valls précise qu’ils ne peuvent être approuvés par le Saint-Siège car ils «ne respectent pas la liberté des époux, la dignité humaine ni les droits des personnes en question».

Sur le problème de l’avortement, comme le Saint-Siège considère que la vie humaine commence au moment de la conception «qui doit être défendue et protégée», il ne pourra «jamais excuser l’avortement et les politiques en faveur de l’avortement, qu’il considère comme un crime». Navarro VaIls insiste encore sur le droit à l’objection de conscience pour les médecins et le personnel soignant, un droit approuvé par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme au paragraphe 18. Plus récemment, le Saint-Siège s’est aussi opposé à la promotion de ce que l’on appelle la «contraception d’urgence», considérant cette option comme un avortement.

La note vaticane affirme en outre que certains programmes promus par les Nations Unies s’inspirent d’une vision de la sexualité qui n’a que très peu de rapport avec une situation conjugale stable mais qui, au contraire, se base sur «une approche individualiste et permissive du comportement sexuel qui corrompt la compréhension appropriée de la dignité humaine et de la responsabilité morale de toute personne».

«Une attitude permissive vis-à-vis de la sexualité, ajoute le porte-parole du Saint-Siège, détruit la famille, affaiblit la responsabilité des parents, va à l’encontre du bien des enfants et a un effet hautement déstabilisant sur l¹ensemble de la société». (apic/imed/cic/be)

28 septembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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