Ses obsèques fixées au 20 juillet

Vatican: Mgr Thu, ancien secrétaire particulier de Jean Paul II est décédé.

Rome,17 juillet 2002 (APIC) Mgr Vincent Trân Ngoc Thu est décédé le 15 juillet à Rome à l’âge de 84 ans. Les obsèques du prélat vietnamien auront lieu le 20 juillet dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Son décès a été annoncé mercredi par le quotidien du Vatican, «L’Osservatore Romano».

Mgr Thu a été secrétaire particulier de Jean Paul II de 1988 à 1996. Né le 12 mai 1918 à Ninh Binh au Vietnam, il a été ordonné prêtre à Rome en 1942. Après trois ans passés en Belgique, le jeune prêtre est retourné au Vietnam où il est resté jusqu’en 1976, date de l’arrivée au pouvoir des communistes. Il est alors nommé à la secrétairerie d’Etat du Vatican.

Les souvenirs d’une figure marquante

«Jean Paul II avait pensé à moi en tant que Vietnamien, avait-il expliqué à I’APIC quelques mois avant sa mort, en hommage à la fidélité de l’Eglise du Vietnam en dépit des persécutions».

Pas très grand et d’allure plutôt menue, le prélat avait habité à quelques mètres de la basilique vaticane, près de la sacristie, puis en maison de repos à cause de sa santé faiblissante. L’entrée de son appartement donnait immédiatement sur une petite pièce aménagée en chapelle, toute décorée d’objets vietnamiens. Quand il l’avait fait installer, Mgr Thu y avait placé deux fauteuils, un pour lui et un pour Jean Paul II. «Au cas où il serait venu me rendre visite», expliquait-il en souriant.

«Pendant huit ans, j’ai passé douze ou treize heures par jour aux côtés du pape», racontait le prélat, arrivé à 69 ans dans les appartements pontificaux au troisième étage du Palais apostolique. A l’époque, aimait-il commenter, Jean Paul II se levait à 5h30 le matin et se rendait aussitôt dans sa chapelle privée pour y prier. «Un rythme difficile à suivre pour son secrétaire !» relevait alors le prélat, qui disait avoir toujours été frappé de la concentration qui se lisait sur visage du pape quand il priait.

Sur ses huit ans passés dans le Palais apostolique, Mgr Thu n’a eu selon ses dires qu’un seul mauvais souvenir: le jour où il avait refermé une porte de voiture sur un doigt du pape. Jean Paul II s’était retrouvé avec un gros pansement. (apic/imedia/cm/pr)

17 juillet 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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