Vatican

Vatican: pas de licenciement pour ceux qui refusent la vaccination

«Permettre une réponse souple et proportionnée à l’équilibre entre la protection de la santé de la collectivité et la liberté de choix individuel sans mettre en place une quelconque forme de répression à l’encontre du travailleur», tel est l’esprit avec lequel il faut comprendre le décret polémique rendant quasiment obligatoire la vaccination au Vatican, selon une note explicative du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le 18 février 2021.

La révélation d’un décret sur les mesures sanitaires au Vatican daté du 8 février dernier avait semé le trouble. Signé par le président du Gouvernorat de l’État de la Cité du Vatican, le cardinal Giuseppe Bertello, le texte laisse entendre qu’une personne travaillant au Vatican qui ne souhaiterait pas recevoir le vaccin pourrait se faire licencier. Le décret fait en effet référence à une disposition de 2008 révisée en 2011 qui stipule que le refus de se soumettre aux examens préventifs ou périodiques ainsi qu’aux examens de santé d’office peut conduire jusqu’à l’interruption de la relation de travail.

Dans la note parue quelques heures après ces révélations dans la presse, il est expliqué que la référence au règlement de 2011 doit être considérée comme un instrument qui n’a en aucun cas un caractère punitif ou répressif. Elle «vise plutôt à permettre une réponse souple et proportionnée à l’équilibre entre la protection de la santé de la collectivité et la liberté de choix individuel sans mettre en place une quelconque forme de répression à l’encontre du travailleur», précise-t-on.

Trouver des solutions alternatives pour l’exécution du travail

Sur la question du vaccin, la note parle toujours  d’adhésion volontaire à un programme de vaccination. Mais elle souligne que la personne qui refuse la vaccination en l’absence de raisons de santé doit avoir conscience que sa décision peut constituer un risque pour elle-même, pour autrui et pour le milieu de travail. Dès lors, pour protéger la collectivité, le Vatican estime légitime d’adopter des mesures concernant ces réfractaires.

Ces dispositions devront, en plus de réduire les risques, permettre la mise en place de solutions alternatives pour l’exécution du travail par la personne concernée. Sans être formellement rendue caduque, la possibilité que le Vatican procède à un licenciement pour une personne qui ne voudrait pas se faire vacciner semble écartée.

Plus largement, ce texte explicatif rappelle les raisons qui ont poussé la commission sanitaire du Gouvernorat à édicter le décret du 8 février. Il s’agissait d’apporter «une réponse réglementaire urgente au besoin primaire de sauvegarder et de garantir la santé et le bien-être de la communauté de travail, des citoyens et des résidents de l’État de la Cité du Vatican». (cath.ch/imedia/hl/mp).

Le Saint-Siège a rappelé la responsabilité morale de la vaccination (photo: LuAnn Hunt sur Pixabay)
19 février 2021 | 09:15
par I.MEDIA
Covid-19 (213), Vaccination (11)
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