Pas de risques objectifs identifiés jusqu’à présent

Vatican: Pour Mgr Sgreccia, il ne faut pas diaboliser les aliments transgéniques

Rome, 6 août 2003 (Apic) L’Eglise n’est pas contre la science, il ne faut pas diaboliser les aliments transgéniques, estime Mgr Elio Sgreccia, vice- président de l’Académie pontificale pour la vie. Intervenant dans la polémique sur la position vaticane face aux OGM, le prélat âgé de 75 ans a déclaré mardi dans le quotidien italien «Il Tempo» que les aliments ’biotech’ sont une grande ressource, avant tout pour les pays pauvres.

«Pas d’alarmes injustifiées. On ne peut les supprimer seulement parce que certains Etats craignent la concurrence», lance le vice-président de l’Académie pontificale pour la vie. L’Eglise n’est pas contre la science si celle-ci peut améliorer la vie des gens. Il faut vérifier s’il existe des risques qui ne se sont pas encore manifestés, remarque-t-il.

Un oui de principe aux OGM

Auteur d’une récente étude sur les biotechnologies animales et végétales, Mgr Sgreccia se dit favorable à l’utilisation d’OGM, les très controversés organismes génétiquement modifiés. Cet automne, le Conseil pontifical «Justice et Paix» va réunir un groupe d’étude, composé d’experts et de scientifiques, dans le but de définir la position du Vatican sur les aliments transgéniques. Dans «Il Tempo», Mgr Sgreccia affirme que l’Eglise dit oui aux OGM, «mais avec quelques précautions».

A ses yeux, il faut identifier quels sont les risques objectifs, mais «il n’y en a aucun jusqu’à présent». Il pense qu’il faut expérimenter les OGM «sans s’alarmer de façon injustifiée, d’autant plus qu’il y a déjà des aliments ’biotech’ comme des fraises, des haricots ou des tomates», sans parler du golden rice, le riz d’or, qui non seulement est plus nourrissant, mais qui élimine aussi une bactérie qui tuait des gens en Chine. Mgr Sgreccia avait déjà déclaré sur les ondes de Radio Vatican que les manipulations génétiques sur les animaux et les plantes devaient être jugées d’un point de vue éthique de manière différente que celles qui sont pratiquées sur les hommes. (apic/tempo/cic/be)

6 août 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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