En présence d’une centaine de prêtres et diacres
Vaud: Journée du clergé à La Longeraie
Morges, 7 février 2002 (APIC) Plus d’une centaine de prêtres et diacres ont fait le déplacement de Morges, mardi 5 février, pour la traditionnelle Journée du clergé vaudois convoquée par Mgr Pierre Bürcher au Centre de La Longeraie.
Le choix des thèmes proposés pourrait expliquer la forte participation, indique le service de presse de l’évêché à Lausanne. La matinée a permis d’engranger nombre d’informations sur divers aspects qui ont récemment marqué la vie de l’Eglise dans le diocèse et le canton. Alors que les prêtres ont travaillé tout l’après-midi sur des projets de statuts et de mandat en vue d’adopter comme prévu en 2003 un texte final pour leur future Assemblée.
Cette journée en deux temps s’est déroulée dans un climat serein avec la participation de Mgr Bernard Genoud. L’évêque diocésain a d’ailleurs ouvert la matinée, organisée par l’équipe du vicariat, en faisant le point de la situation sur le Conseil pastoral diocésain (CPaD), structure concrète née des travaux d’AD 2000. «Les statuts sont en place, le Conseil va bien, nous travaillons avec plaisir et bonne volonté, a-t-il expliqué. Quant au Forum, il aura lieu dans le canton de Vaud au mois de mai 2003. Et, tous ceux qui le souhaitent pourront bien sûr y participer».
«Renouveau» 2002 du Conseil de l’Eglise
Mgr Pierre Bürcher a présenté pour sa part la troisième et dernière mouture du Conseil de l’Eglise catholique en Pays de Vaud (CECVD). Historique, principaux sujets traités, étapes marquantes des deux précédents Conseils – conséquence pour le premier du rapport Salina en 1987 et naissance du second en 1998 -, l’évêque auxiliaire s’est plu à relever les points forts de ce «renouveau» 2002. En résumé, le CECVD doit être un Conseil exécutif et efficace, avec des réunions régulières, qui plus est au service de la communion ecclésiale. Quant à la représentativité de la base, elle est assurée par le Conseil pastoral vaudois (CpaVd), la chambre «consultative» du CECVD.
Enfin, la nouvelle formule permet d’alléger les structures de direction – la Commission de coordination est ainsi supprimée – et de renforcer encore l’unité ecclésiale dans le canton et le diocèse. «L’importance du Conseil de l’Eglise version 2002 ne diminue donc en rien la voix du Conseil pastoral vaudois. Au contraire, elle la postule car elle est le reflet de la base», a insisté le délégué épiscopal, Jacques Pillonel, rappelant à son tour la mission et la composition de ce dernier, ainsi que les thèmes étudiés l’an passé.
Meilleure collaboration prêtres-laïcs
Avant la pause de midi, au cours d’une intervention de Jean-Marc Zwissig, adjoint au vicariat pour le personnel laïc, le clergé s’est laissé interpeller par le récent souhait des permanents laïcs «de réfléchir à une meilleure collaboration entre prêtres et laïcs engagés et de mieux appréhender la condition des laïcs dans l’institution Eglise». Dans la perspective de la prochaine session pastorale vaudoise notamment, les prêtres à l’unanimité ont répondu favorablement à cette double demande. Ils ont même proposé sur le champ quelques pistes concrètes, certains suggérant une formation commune pour tout le monde, d’autres relevant que «prêtres et laïcs ont peut-être deux sensibilités différentes», mais que «le contraste fait la lumière!» (apic/jchz/pr)



