Religions, ferment de paix
Vaud: Les réformés organisent une exposition sur les religions et l’éthique planétaire
Déo Negamiyimana, Agence Apic
Lausanne, 14 avril 2006 (Apic) L’Eglise réformée vaudoise, en collaboration avec la Maison de l’Arzillier, Maison de dialogue interreligieux, à Lausanne, organisent du 17 au 31 mai une exposition sur les religions, la paix et l’éthique planétaire.
L’Eglise évangélique réformée vaudoise (EERV) organise une exposition sur l’éthique planétaire à l’Eglise St François à Lausanne. A travers des panneaux de textes et d’images, les organisateurs, dont la Maison de l’Arzillier, à Lausanne, maison dévolue au dialogue interreligieux, veulent faire comprendre l’importance des messages éthiques que véhiculent les religions dans la société d’aujourd’hui.
L’exposition est le fruit d’un constat amer que dresse l’Eglise réformée vaudoise à travers son ministère Spiritualité dans la cité. Comme l’Arzillier, l’Eglise protestante trouve que certains responsables religieux abusent de la religion pour en faire un simple instrument de pouvoir politique.
Martin Burkhard, l’un des organisateurs, pasteur chargé du dialogue interreligieux dans le canton de Vaud, déplore que des religieux et leurs adeptes déforment le message original des différentes religions pour attiser la haine, le fanatisme et la xénophobie jusqu’à inspirer et même justifier des conflits violents. L’exposition veut alors mettre en relief la vision de l’éthique planétaire selon ses quatre exigences.
Les 4 exigences de «l’éthique planétaire»
La première en est le respect de la vie, qui stipule que la violence ne doit pas être le moyen de régler un conflit avec autrui. Sous la deuxième exigence, les organisateurs estiment qu’il faut toujours agir avec justice et fair-play. Cesser de voler, d’exploiter, d’abuser et de corrompre. Tel est le moyen d’y parvenir. Pour ce qui en est de la troisième exigence, l’exposition veut rappeler qu’on doit parler et agir de bonne foi. Car tout être humain a droit à la vérité. Enfin, la quatrième exigence qu’inspire la vision de l’éthique planétaire se trouve dans la responsabilité partagée. Cela veut dire qu’il faut se respecter et s’aimer les uns les autres.
Pour le pasteur Burkhard, une telle vision du monde n’est pas une affaire du pouvoir législatif. «Elle doit surtout être l’oeuvre d’une spiritualité, religieuse ou humaniste», estime le ministre de la paroisse de Veyron-Venoge au dessus de Morges. D’après lui, toutes les traditions religieuses enseignées correctement et vécues concrètement constituent le ferment de la paix sociale et d’épanouissement personnel. «L’exposition veut prouver combien les communautés religieuses, basées sur les textes sacrés, ont une responsabilité énorme pour faire un monde paisible et beau», explique notre interlocuteur.
L’exposition présentera un aperçu de la vie des communautés religieuses dans le canton de Vaud. Hindous, Bouddhistes, Juifs, Chrétiens, Musulmans et Baha’ïs.
Les gymnases de Nyon, Morges et Yverdon, hébergeront des expositions spéciales sur le concept d’éthique planétaire insérées dans le programme scolaire vaudois dès l’année scolaire 2006-2007. Ainsi, l’Eglise réformée pense contribuer à la formation d’une jeunesse acquise aux principes de respect mutuel et de résolution pacifique des divergences, la règle d’or étant, au sein de la plupart des communautés religieuses: «Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse». internet: www.arzillier.ch ou www.weltethos.org (apic/dng/vb)




