Le Synode de l’Eglise réforme la structure des arrondissements
Vaud: révision de la Loi ecclésiastique (060294)
Lausanne, 6février(APIC) Les délégués au Synode de l’Eglise évangélique
réformée du canton de Vaud (EERV) progressent peu à peu dans leur première
lecture de la révision de la Loi ecclésiastique vaudoise. Ce travail minutieux les contraint à des heures supplémentaires, comme ce fut le cas dans
la soirée du vendredi 4 février à Lausanne. Le Synode a abordé le chapitre
des autorités de l’Eglise. Il a été principalement question de l’échelon méconnu du grand public – de l’arrondissement. Celui-ci reçoit ces dernières années une plus grande compétence concernant des tâches régionales, ce
qui a amené les délégués à réviser plusieurs aspects de sa structure.
Passant en revue les autorités de l’EERV, le Synode a commencé par définir l’âge minimum d’éligibilité dans les Conseils de paroisse. Certains délégués souhaitaient que cet âge – actuellement 20 ans – soit abaissé à 16
ans, qui est le minimum requis pour faire partie d’une Assemblée de paroisse. La majorité du Synode a cependant préféré la proposition fixant l’âge
minimum à 18 ans, par analogie avec la société civile.
Une modification d’importance décidée par les délégués a consisté à attribuer à l’arrondissement ecclésiastique un exécutif appelé «Conseil d’arrondissement». Jusqu’ici, ces assemblées de délégués issus des paroisses,
ministres et laïcs, fonctionnaient sous la conduite d’un Bureau d’arrondissement. Celui-ci subsistera, mais avec la seule fonction de présider aux
débats de l’assemblée, les tâches exécutives étant désormais assumées par
le Conseil. Cette définition d’une nouvelle autorité dans l’Eglise vaudoise
entérine le renforcement de fait des arrondissements, notamment dans la
gestion des affaires ecclésiastiques régionales, l’exécution des décisions
du Synode et l’évaluation des ministères sur son territoire.
Le Synode s’est ensuite longuement arreté à la composition des Assemblées d’arrondissement, particulièrement en ce qui concerne les diacres en
EMS, les professeurs de la Faculté de théologie et les titulaires de ministères cantonaux. Les diacres en EMS (ou dans d’autres ministères non paroissiaux) ne sont actuellement représentés qu’en délégation aux arrondissements. La Commission d’examen proposait qu’ils soient tous présents aux
assemblées. Ce que le Synode a refusé. Les professeurs de théologie font
eux partie de droit des Assemblées d’arrondissement de leur domicile. La
Commission était d’avis que la Faculté devrait répartir ses professeurs
dans les arrondissements, de manière à ce que chaque assemblée en comporte
au moins un. Le Synode a suivi la commission en estimant que la place des
professeurs au sein de l’Eglise était suffisamment importante pour que leur
répartition dans les arrondissements soit nécessaire.
Quant aux titulaires de ministères cantonaux, actuellement élus aux assemblées d’arrondissement par les Bureaux sur la base d’une liste, ils seront désormais élus par un «Collège électoral» composé d’eux-mêmes ainsi
que de deux laïcs par ministère. C’est une première nouveauté, la seconde
consistant à permettre l’élection de laïcs pour accompagner chaque ministre
spécialisé à l’assemblée d’arrondissement. Cela rétablit ainsi l’équilibre
entre ministres et laïcs au sein de cette structure. Le Synode devra encore
se réunir en session extraordinaire le 11 mars pour terminer la première
lecture de cette révision de la Loi ecclésiastique. (apic/spp/mp)



