Critiques du président Chavez contre une partie du clergé
Venezuela: Campagne pour la nouvelle Constitution
Caracas, 2 décembre 1999 (APIC) Le président du Venezuela, Hugo Chavez, estime qu’en s’opposant à la nouvelle Constitution l’Eglise conduit le pays vers l’»apocalypse». Il s’en prend à certains prêtres opposés à ce référendum et en particulier à Mgr Roberto Luckert, évêque de Coro. En pleine campagne pour le «oui» au référendum qui doit décider de l’application de la nouvelle Constitution qu’il promet au pays, le président met aujourd’hui en garde contre un refus.
Dans un discours adressé aux détracteurs de la nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire le 15 décembre prochain, le président Chavez promet de mener la vie dure aux opposants. Il n’a pas écarté l’hypothèse d’une guerre civile si la nouvelle Constitution n’était pas approuvée. «Le projet de la nouvelle Constitution est l’unique voie pacifique qui reste au pays», a-t-il conclu, avant d’ajouter: «Les citoyens veulent peut- être une dictature comme celle de Pinochet au Chili?»
Plusieurs responsables politiques accusent Chavez de vouloir transformer le référendum du 15 décembre en «un thermomètre de sa popularité». Les marches pour le «non» s’étant sont multipliées ces derniers jours, le président dénonce aujourd’hui une «campagne orchestrée par des forces obscures», et accuse l’Eglise d’y participer.
Les récentes invectives de Chavez ont été motivées par les déclarations de l’évêque de Coro, Mgr Roberto Luckert, qui s’est inquiété de possibles déferlements de violence promis par le président en cas de victoire du «non». Celui-ci a aussitôt répliqué: «Mgr Luckert ne sait pas ce qu’il dit» et «les prêtres nous conduisent tout droit vers l’apocalypse». (apic/cip/pr)



