Expropriations des grands domaines privés

Venezuela: Réforme agraire, sécurité alimentaire et nationalisations pétrolières

Caracas, 12 mai 2009 (Apic) Le président Hugo Chavez entend mettre fin à l’exploitation des grands domaines, dans le cadre de la réforme agraire, par des expropriations appropriées.

Mettre fin aux grands domaines privés et réaffecter les terres inutilisées pour assurer la souveraineté alimentaire: tel est l’objectif déclaré du gouvernement du président Hugo Chavez, qui a signé des décrets d’expropriation pour un total de 10’000 hectares environ dans l’État sud-occidental de Barinas.

«Il n’y a pas de terre privée. Il peut y avoir des occupants et des producteurs, mais s’ils ne produisent pas bien, ils perdent le droit de l’exploiter», a déclaré le président vénézuélien lors de son émission radiophonique hebdomadaire.

«Presque toutes ces terres sont le produit du vol et de la violence exercés par les puissants contre les paysans, les Indiens, les pauvres», a-t-il poursuivi, arguant que les titres de propriété des portions de terre frappées d’expropriation étaient illégaux ou bien que les terrains en question n’avaient pas été exploités à des fins agricoles rentables, notamment pour l’alimentation.

Selon les chiffres officiels, plus de 2,5 millions d’hectares de terres ont fait l’objet d’expropriation par l’État avant d’être redistribuées, malgré les protestations des grands fermiers, aux agriculteurs les plus défavorisés.

Le président Chavez a en outre procédé à la nationalisation de compagnies pétrolières. La compagnie pétrolière étatique Pdvsa a pris le contrôle des opérations et la possession immédiate des installations, de la documentation, des biens et équipements de 39 entreprises privées de services pétroliers, même étrangères, opérant dans la région du Lac de Maracaibo, dans le Nord-ouest du pays.

Il s’agit des premières expropriations prévues par une loi adoptée la semaine dernière et qui confère à l’État le contrôle des activités reliées au secteur des hydrocarbures. Parmi les entreprises concernées figurent les filiales de compagnies étrangères qui recevront une indemnisation conformément aux termes de la loi. (apic/misna/pr)

12 mai 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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