Italie: Réaffirmation des valeurs non négociables au Forum de Todi
Vers un engagement extraordinaire des laïcs croyants
Todi / Ombrie, 18 octobre 2011 (Apic) «Les chrétiens sont devenus dans la société civile masse critique, capable de vision et de réseaux, pour contribuer au bien commun». C’est ce qu’a affirmé le cardinal Angelo Bagnasco, président de la Conférence des évêques italiens (CEI), à Todi (Italie) le 17 octobre 2011. Il était l’invité du Forum «La bonne politique pour le bien commun», organisé par les associations d’inspiration catholique et du monde du travail.
Devant une centaine de représentants patronaux et syndicaux réunis au couvent de Montesanto, le cardinal Bagnasco a rappelé un autre défi: «Une espèce de métamorphose anthropologique». L’archevêque de Gênes considère comme un grave péché d’omission pour les catholiques de se désintéresser des aspects sociaux et du bien commun. Sans une authentique conception de l’homme, «l’ordre social et civil se déforme et s’éloigne progressivement de l’homme», a affirmé le prélat italien. Les principes même de l’homme sont en jeu, comme le début et la fin de la vie humaine, le mariage naturel entre un homme et une femme, la liberté religieuse et éducative.
La religion, une ressource pour la société
Pour le président de la CEI, en confinant la religion dans «la sphère individuelle comme une question privée de valeur publique, l’homme décline rapidement sous le pouvoir de logiques non libérales et devient la proie de pouvoirs inhumains. C’est la raison pour laquelle la religion n’est pas un problème pour la société moderne, mais au contraire une ressource et une garantie».
La laïcité de l’Etat reste garantie
«Il n’y a pas de motif à craindre pour la laïcité de l’Etat, a déclaré le président de la CEI. Le principe de laïcité, compris comme autonomie de la sphère civile et politique par rapport à la sphère religieuse et ecclésiastique – mais non de celle de la morale –, est une valeur acquise et reconnue de l’Eglise et il appartient au patrimoine de la civilisation». Et de conclure: «L’Eglise ne cherche pas des privilèges, ni ne veut intervenir dans des domaines extérieurs à sa mission, mais elle doit pouvoir exercer librement sa mission». (apic/agences/ggc)



