De nouvelles nominations importantes attendues au sein de la curie romaine

Vers un remplacement du Secrétaire d’Etat ?

Rome, 25 juin 2012 (Apic) Une série de nominations importantes au Vatican est attendue dans les jours à venir, dont notamment celle du préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. La presse italienne se fait l’écho de possibles changements au plus haut niveau du gouvernement du Saint-Siège, évoquant notamment le départ dans les mois à venir de l’actuel secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, au profit d’un diplomate qui ne serait pas nécessairement italien.

Alors que le pape a réuni le 23 juin dernier l’ensemble des chefs de dicastères, de nouvelles nominations au sein de la curie se profilent et pourraient intervenir à l’approche de la fête des saints Pierre et Paul, le 29 juin. L’un de ces postes est celui de préfet de la puissante Congrégation pour la doctrine de la foi. Voici plusieurs mois que circule, pour succéder au cardinal William Levada, le nom de l’évêque allemand de Ratisbonne, Mgr Gerhard Ludwig Müller, un proche de Benoît XVI âgé de 64 ans.

Depuis le départ à la retraite, le 9 juin dernier, du cardinal italien Raffaele Farina, le poste prestigieux d’archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine est à repourvoir. Le cardinal Farina ne sera pas remplacé par son premier collaborateur, Mgr Cesare Pasini, mais plus probablement par un non Italien de la curie romaine, le Français Jean-Louis Bruguès, 68 ans, actuel secrétaire de la Congrégation pour l’éducation catholique.

Il n’est pas impossible par ailleurs que Benoît XVI nomme prochainement un nouveau président pour le Conseil pontifical de la famille. C’est l’Italien Mgr Vincenzo Paglia, 67 ans, l’un des fondateurs de la Communauté Sant’Egidio, qui pourrait succéder à un autre Italien, le cardinal Ennio Antonelli.

En outre, la nomination officielle du journaliste américain Greg Burke au poste de conseiller en communication de la Secrétairerie d’Etat, poste créé ad hoc alors que l’organe de gouvernement du Saint-Siège est tenu par la presse tantôt pour cible tantôt pour responsable des scandales actuels liés aux ›Vatileaks’, devrait elle aussi intervenir très prochainement.

La nomination de cette nouvelle figure est révélatrice des difficultés rencontrées jusqu’à présent par le Saint-Siège dans la gestion de la crise liée aux fuites de documents confidentiels. Elle répond aussi à plusieurs crises largement amplifiées par les médias depuis le début du pontificat de Benoît XVI.

Rumeurs de départ

De façon assez inhabituelle, dans l’après-midi du 23 juin, Benoît XVI a reçu 5 cardinaux ayant tous une «expérience vaste et variée au service de l’Eglise», selon le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Il s’agissait de George Pell, archevêque de Sydney (Australie), Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les évêques, Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Camillo Ruini, ancien vicaire général du pape pour le diocèse de Rome, et Jozef Tomko, ancien préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

Après cette rencontre pour le moins inhabituelle, la presse italienne s’est fait l’écho de plusieurs informations plus ou moins fiables et d’hypothèses sur cette réunion au sommet. Il était surtout question dans les journaux du départ pronostiqué pour les mois à venir de l’actuel secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone, et de sa succession.

Depuis longtemps, dans la presse comme dans la curie romaine, on reproche au prélat ligure de ne pas être passé par ›l’Ecole des nonces’ et de manquer par conséquent d’expérience en matière de diplomatie, rappellent les journaux. De son côté, pourtant, Benoît XVI n’a cessé de renouveler publiquement sa confiance envers son ›bras droit’.

Pour Il Corriere della Sera, le cardinal Bertone pourrait dès lors quitter son poste dès octobre prochain et un diplomate serait déjà prêt pour sa succession. Selon d’autres observateurs, en revanche, il ne devrait pas partir avant de fêter ses 78 ans, en décembre prochain.

Pour succéder au cardinal Bertone, plusieurs noms circulent déjà dans les grands quotidiens italiens. Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Dominique Mamberti, secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats, mais encore le cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé, ainsi que certains nonces apostoliques de poids sont les plus fréquemment évoqués. (apic/imedia/mm/mp)

25 juin 2012 | 18:18
par webmaster@kath.ch
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