Moins de vocations, plus de spiritualité

Vie consacrée: la diminution des prêtres n’est pas un problème

Madrid, 2 février 2004 (Apic) Pour le marianiste Ignacio Zabala, président de la CONFER, «même si à l’avenir l’Eglise aura moins de religieux, la véritable question ne réside pas dans les chiffres, mais dans le fait de bien faire les choses».

Ignacio Zabala, marianiste, président de la Conférence des religieux espagnols (CONFER), l’explique lors d’une rencontre avec les journalistes de l’Association espagnole pour l’information religieuse (APIR). Parmi les thèmes abordés, celui des rapports avec les évêques. «Manifester des différences n’est pas un désir de rébellion». Selon Ignacio Zabala, «la communion avec les évêques ne suppose pas non plus l’identité absolue des opinions». Il affirme encore: «nous, les religieux, nous nous sentons assez libres vis-à-vis de la hiérarchie: nous sommes en communion, même s’il y a parfois quelque discordance, et nous ne sommes pas pour autant une Eglise parallèle». D’ailleurs, affirme-t-il, «les évêques eux-mêmes ne sont pas tous du même avis».

Selon le marianiste, qui s’est également exprimé sur l’avenir de l’Eglise, le nombre réduit de religieux et de prêtres ne doit pas être «compensé» par les laïcs. Il ajoute que la participation accrue des laïcs n’a pas lieu à cause de la diminution du clergé. «Le partage de la mission avec les laïcs est bon en soi. Mais il n’y aucune raison de le renforcer sous prétexte qu’il y existe un manque de vocations», comme si l’on voulait continuer à considérer les laïcs en tant que «réserve», a-t-il ajouté. (apic/vid/vb)

2 février 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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