Ne pas jouer l’institution contre le peuple de Dieu
Vienne: 150e anniversaire de la Conférence des évêques
Vienne,
(APIC) Il ne faut pas jouer l’Eglise institution contre l’Eglise peuple de Dieu, rappelle le cardinal Christoph Schönborn. Le ministère ecclésial n’estpas destiné à l’exercice du pouvoir mais est un service au troupeau, a souligné l’archevêque de Vienne, à l’occasion de la célébration du 150e anniversaire de la Conférence épiscopale autrichienne.
Le «troupeau» ne doit pas être conçu comme un collectif sans volonté mais au contraire comme un bien si précieux qu’il oblige le berger à s’occuper de chaque individu. Le ministère épiscopal provoque aujourd’hui de multiples oppositions parce que la notion de hiérarchie est toujours davantage comprise dans un sens négatif et interprétée comme un exercice du pouvoir. On oublie ainsi que les évêques sont les «esclaves du Christ» pour «être donnés en spectacle au monde» selon les mots de saint Paul.
Mgr Schönborn reconnaît aussi que les évêques deviennent des objets de scandale par leur propre faute parce qu’ils portent le trésor du ministère qui leur a été transmis dans des vases de terre, faits de main d’homme, faibles et pleins de défauts et qu’ainsi ce trésor n’est parfois plus visible assez clairement.
Mgr Schönborn invite à se laisser encourager par l’exemple des apôtres qui, dans leur propre corps, ont vécu cette tension entre leur tâche divine et leur faiblesse humaine. Malgré tout, ils ont été les fondements de l’Eglise, une sainte catholique et apostolique, qui a triomphé de toutes les tempêtes du passé. Les évêques ne travaillent pas en leur nom propre. Personne ne peut se donner lui-même la charge et la mission de proclamer l’Evangile. Celui qui est envoyé par le Christ parle et agit non pas de sa propre autorité mais par la force de l’autorité du Christ. «Nous les porteurs d’un ministère dans l’Eglise nous sommes totalement dépendants du Christ», a conclu le cardinal. (apic/kap/mp)




