A l’égal des hommes

Vietnam: Des femmes et religieuses catholiques revendiquent leur identité

Ho Chi Minh-Ville, 18 janvier 1999 (APIC) 140 religieuses et laïques ont lancé un appel à l’archidiocèse de Ho Chi Minh-Ville pour qu’il crée un bureau – ou pour le moins un service de documentation et d’information – pour les questions concernant les femmes.

Ces personnes demandent que des efforts soient faits pour développer une théologie qui prenne en compte la question féminine. En incluant dans le cursus de formation des religieux, des religieuses et des séminaristes une réflexion sur la situation des femmes.

Les signataires de l’appel ont récemment assisté à deux colloques consacrés au rôle des femmes dans l’Eglise catholique. Les travaux étaient dirigés par un jésuite et une religieuse qui ont tous deux assisté à la deuxième rencontre de l’Institut épiscopal de l’apostolat des laïcs pour les femmes (Bila on Women II) organisée en octobre dernier en Thaïlande, au cours de laquelle le même thème avait été étudié.

Cuba: Bilan positif des évêques sur les effets de la visite du pape à Cuba

Une année après, progression de la pratique religieuse

La Havane, 18 janvier 1999 (APIC) Une année après la visite de Jean Paul II à Cuba, les évêques de ce pays dressent le bilan de la rencontre historique du pape avec les catholiques de l’île des Caraïbes. «Il est désormais possible de contempler les fruits du message papal adressé aux croyants et aux incroyants. Ces fruits sont largement positifs», déclarent les évêques cubains.

Selon une analyse de l’agence APRO, nos seulement les relations entre l’Etat cubain et l’Eglise catholique sont passées de «formellement bonnes» à «formellement meilleures» – bien qu’il reste encore des choses à améliorer – mais on peut encore observer des signes positifs qui donnent de l’espérance à l’Eglise. Lentement, sans revenir en arrière, elle occupe maintenant les espaces qui lui permettent une vie normale dans l’ultime bastion du socialisme marxiste en Occident.

A trois jours du premier anniversaire de la visite papale, les évêques cubains en donnent en effet un bilan très positif. En ne parlant pour le moment que du travail pastoral et de la pratique religieuse en hausse dans les villes et dans les campagnes. Les demandes de catéchèse se multiplient et on note également un intérêt croissant pour les vocations sacerdotales.

Processions publiques

Pour le cardinal Jaime Ortega y Alamino, archevêque de La Havane, «des signes réjouissants de ferveur religieuse se manifestent aussi à travers le retour de processions dans les villes, dans les villages moyens et petits où les fidèles ont récupéré la tradition d’une manifestation publique en l’honneur de leur saint patron».

Quant à Mgr Pedro Meurice Estiu, évêque de Santiago de Cuba, il estime que «la visite de Jean Paul II nous a obligé à organiser des «missions» dans des endroits où depuis 40 ans, on n’avait plus vu un prêtre. Aujourd’hui, – certes avec beaucoup de difficultés – , nous maintenons cette présence sacerdotale». Il ajoute: «le peuple s’est trouvé conquis par le pape. Il a fait le lien, par sa présence chez nous, avec l’Eglise et il a accepté son message. Pour mieux me faire comprendre, «je dirais que le peuple a passé de la première annonce de l’évangélisation à une étape de consolidation. Et nous le faisons dans des églises délabrées, dans des maisons, voir à l’ombre d’un arbre.»

Mgr Carlos Baladron Valdès, évêque de Guantanamo, lui aussi, a remarqué que l’affluence des croyants dans les églises a grandi après la visite du pape. Selon son confrère de Cienfuegos, Mgr Emilio Aranguren Echeverria, l’effervescence religieuse manifestée par la visite de Jean Paul II se maintient et a même augmenté à la période de Noël qui a été fêté dans un ambiance religieuse plus forte que les années précédentes.

Pas préparés à une affluence massive

En tous cas, remarque encore Mgr Pedo Meurise Estiu, l’Eglise ne doit pas avoir peur d’une demande accrue de service pastoral, même si cela est difficile: «Nous avions autrefois une Eglise qui vivait un processus lent d’approfondissement de la foi et qui n’était pas préparée à une arrivée massive de nouveaux fidèles. Surtout que persiste un manque flagrant de prêtres, de religieuses et de catéchistes, comme de moyens logistiques et matériels. Il nous manque aussi de nouvelles églises, car depuis la Révolution de Fidel Castro, nous n’avions pas la permission d’en construire une seule».

«Il y a actuellement à Cuba un prêtre pour 56’000 habitants. Il y a des endroits où ce chiffre monte à 80’000, alors que l’idéal serait un prêtre pour 600 habitants. Puisque le service pastoral mérite une attention et une relation personnelle avec chaque interlocuteur», insiste en rêvant l’évêque de Santiago de Cuba. (apic/aci/ba)

18 janvier 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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