La seule publication de l’Eglise catholique au Vietnam
Vietnam: Diffusion du bulletin de la Conférence épiscopale limitée mais autorisée
Hanoi, 7 février 2002 (APIC) Le bulletin de la Conférence épiscopale vietnamienne est autorisé à paraître à cent exemplaires. On avait craint la disparition de la revue «Hiêp Thông» (Communion), la seule publication de l’Eglise catholique au Vietnam.
Lors de sa rencontre avec les évêques, lors de la conférence épiscopale qui s’était tenue à Hanoi du 2 au 10 octobre 2000, le directeur du Bureau des Affaires religieuses avait suggéré de mettre un terme à ce bulletin. Il avait déclaré aux évêques que la publication et la diffusion de la revue étaient actuellement illégales, indique la revue des Missions étrangères de Paris, Eglises d’Asie, dans son édition de février. Or, les évêques viennent de recevoir du ministère de la culture et des communications une autorisation provisoire pour publier un nouveau numéro de cette publication qui portera le N. 11, mais qui est soumis à un certain nombre de conditions très sévères.
La lettre du ministère précise, en premier lieu, que l’actuelle autorisation pour un bulletin est provisoire en attendant que le problème soit réglé dans son ensemble. En fin de lettre, il est écrit que l’autorisation est valable jusqu’à ce que l’Etat adopte une nouvelle réglementation en matière de publications. La lettre énumère ensuite un certain nombre de conditions que doit remplir le bulletin quant à son contenu, sa taille et sa parution.
Le ministère précise que le bulletin doit contenir des informations sur les activités de l’Eglise «conformes aux intérêts du pays et des fidèles». Il paraîtra une fois tous les deux mois et ne devra pas dépasser les cinquante pages. La diffusion sera extrêmement restreinte puisque le nombre d’exemplaires est limité à cent. Le responsable du bulletin est désigné nommément, à savoir Mgr Nguyên Son Lâm, ancien secrétaire de la Conférence et évêque de Thanh Hoa.
Cette décision constitue le dernier épisode de l’histoire d’un bulletin pour lequel l’Etat avait donné son accord depuis 1996. Depuis, les divers services gouvernementaux n’ont pas cessé de souffler le chaud et le froid, et de revenir sur leur promesse pour des raisons diverses. (apic/zn/bb)




