Mgr Michel Nguyên Khac Ngu, ancien évêque de Long Xuyên
Vietnam: L’épiscopat vietnamien compte un deuxième centenaire dans ses rangs
Long Xuyên, 11 février 2009 (Apic) Avec Vietnam: L’épiscopat vietnamien compte un deuxième centenaire dans ses rangs, l’épiscopat vietnamien compte désormais deux centenaires. Le premier, Mgr Antoine Nguyên Van Thiên avec 103 ans, est le doyen de l’épiscopat mondial. Il a été évêque de Vinh Long de 1960 à 1968, date à laquelle une grave affection des yeux l’obligea à donner sa démission. Il réside actuellement dans le Midi de la France. Le nouveau centenaire est Mgr Michel Nguyên Khac Ngu qui vient d’atteindre cet âge vénérable, le 2 février dernier.
Depuis sa retraite en 1997, il continue de vivre sur les lieux de son ancien ministère, communique «Eglises d’Asie» (EdA), l’agence d’information des Missions Etrangères de Paris (MEP). Son successeur direct, Mgr Jean-Baptiste Bui Tuân, retraité depuis quelques années déjà, et l’actuel évêque du diocèse, Mgr Trân Xuân Tiêu, étaient présents à côté de lui pour célébrer ce joyeux événement.
La vie de Mgr Ngu est intimement liée aux événements qui ont marqué l’histoire bouleversée et douloureuse du Vietnam et de son Eglise au XXème siècle. Mgr Ngu est né le 2 février 1909 dans la partie Nord du Vietnam, dans une paroisse du diocèse de Thai Binh. Il fit ses études secondaires au séminaire de My Son, dans le diocèse de Lang Son, à la frontière de la Chine. En 1934, il est en France et poursuit sa formation au grand séminaire de Luçon. C’est là qu’il est ordonné prêtre.
A son retour au pays, il est chargé de divers ministères, professeur au petit séminaire, secrétaire de la Délégation apostolique à Huê. Il a été curé de plusieurs paroisses et enfin vicaire général de son diocèse de Lang Son. En 1954, après les accords de Genève – qui met un terme à la guerre d’Indochine, où s’affrontaient l’armée française et les communistes de Hô-Chi-Minh. – il suit le mouvement d’exode qui a déplacé près d’un million de Nord-Vietnamiens vers le Sud, dont une bonne partie d’entre eux étaient catholiques. De très nombreux prêtres du Nord choisissent l’exil plutôt que de rester dans les diocèses du Nord, sous régime communiste.
Près de Saigon, avec les réfugiés de sa région, il fonde alors une paroisse, qui, précisément, s’appellera Lang Son. Plusieurs charges lui sont confiées par l’épiscopat du Sud: aumônier général de la croisade eucharistique, coordinateur des mouvements d’action catholique, etc. En 1960, le Saint-Siège érige le diocèse de Long Xuyên à l’extrême sud-ouest du Vietnam, à la frontière du Cambodge.
Le Père Michel Ngu en est nommé le premier évêque. Cette même année, le 4 novembre, le Saint-Siège établissait la hiérarchie pour l’Eglise du Vietnam. Le nouvel évêque participa au Concile Vatican II. Avec son diocèse et le reste de la communauté catholique du Vietnam, il traversa ensuite une période difficile, marquée par la guerre jusqu’en 1975, puis par les très dures années qui suivirent, durant lesquelles le pouvoir communiste mit en oeuvre une politique très sévère en matière de liberté religieuse. Après 37 ans d’épiscopat, le 30 décembre 1997, le Saint-Siège acceptait enfin sa démission. L’évêque coadjuteur, Mgr Jean-Baptiste Bui Tuân, prit alors sa succession.
Le lendemain de cette célébration, un groupe d’évêques conduit par le cardinal Jean-Baptiste Pham Minh Mân est venu présenter à l’évêque centenaire les souhaits de bon anniversaire de la Conférence épiscopale du Vietnam. (apic/eda/be)



