Accueillie par l’archevêque et de nombreux catholiques
Vietnam: La délégation du Saint-Siège est arrivée à Hanoi
Hanoi, 16 février 2009 (Apic) La délégation romaine de trois membres, conduite par Mgr Pietro Parolin, sous-secrétaire à la section de la Secrétairerie d’Etat chargée des relations avec les Etats, est arrivée dans la matinée du dimanche 15 février à l’aéroport de Hanoi pour une visite qui commence officiellement le 16 février et s’achèvera le 21 du même mois.
Hôtes du gouvernement vietnamien, les membres de la délégation ont été accueillis dans un hôtel à proximité de la cathédrale et de l’archevêché. Dans l’après-midi, les représentants du Saint-Siège ont été reçus à l’archevêché par Mgr Joseph Ngo Quang Kiêt.
De très nombreux fidèles étaient venus de tout le diocèse à cette occasion. Ils ont participé à 18 heures à la messe célébrée dans la cathédrale, indique lundi Eglises d’Asie.
La délégation vaticane s’entretiendra avec des représentants des Affaires étrangères vietnamiennes et avec des membres du Bureau gouvernemental des Affaires religieuse. La discussion portera sur les relations entre l’Etat vietnamien et le Saint-Siège. Les représentants du pape rencontreront le Bureau permanent de la Conférence épiscopale du Vietnam et iront rendre visite aux évêques des deux diocèses de Thai Binh et de Bui Chu.
Ces derniers mois, un conflit a opposé les autorités civiles vietnamiennes et les communautés chrétiennes du pays concernant les propriétés de l’Eglise confisquées dans les années 50 et non restituées après le changement de régime de 1975.
La République socialiste du Vietnam et le Vatican n’ont pas de relations diplomatiques. La première visite officielle d’une délégation du Saint-Siège au Vietnam avait été guidée par le cardinal français Roger Etchegaray, en 1989.
La communauté catholique vietnamienne est la troisième d’Asie derrière la Chine et les Philippines, avec quelque 8 millions de fidèles, soit 7 % de la population. Hanoi reste cependant suspicieuse à l’égard des catholiques et continue de contrôler l’ordination des évêques et de limiter le nombre de prêtres. Mais les rapports avec Rome se sont nettement améliorés ces dernières années, au fil des rencontres bilatérales. (apic/eda/imedia/lb/pr)



