L’envoyé d’un délégué de l’ONU suscite l’espoir

Vietnam: Quatre religieux figurent parmi les catholiques détenus

Hanoi, 21 octobre 1998 (APIC Quatre religieux de la Congrégation vietnamienne de la Mère Corédemptrice, figurent parmi les catholiques détenus dans les prisons du Vietnam, indique l’Agence Fides à Rome.

La Congrégation de la Mère Corédemptrice a été fondée en 1953 par un prêtre vietnamien, le Père Dominique Marie Tran Dinh Thu. Elle a récemment fondé une province aux Etats-Unis pour les membres de la diaspora. Les 4 religieux de cette Congrégation emprisonnés en 1987 (le P. Jean Bosco Pham Minh Tri, les frères Jean E. Mai Duc Chuong, Bernard Nguyen Viet Huan, et Michel Nguyen Van Thin) sont accusés d’avoir «troublé» à la fois «l’unité des citoyens» et la «sécurité nationale», et d’avoir fait de la «propagande anti-gouvernementale» et du «terrorisme».

La Congrégation réfute ces accusations, les qualifiant de fausses. L’Agence Fides y voit une conséquence «de la politique d’oppression religieuse» menée par le gouvernement. Leur arrestation est survenue à la suite de critiques contre le gouvernement émises par certains membres de l’Institut.

Envoyé de l’ONU pour aborder le problème de l’intolérance religieuse, Abdelfattah Amor a commencé le 19 octobre une visite de 10 jours au Vietnam. Le Chef de la Commission des Affaires religieuses a déclaré que le gouvernement lui permettra de rencontrer les représentants de tous les groupes religieux présents dans le pays et de s’entretenir avec eux de façon privée. Selon lui, les nouvelles diffusées à l’étranger sur la situation des religions au Vietnam sont «fausses et déformées».

L’envoyé de l’ONU doit aussi rencontrer deux moines bouddhistes en prison depuis 1995, accusés d’avoir organisé, sans autorisation, des secours pour la population d’une région du sud du pays frappée par des inondations.

Une nouvelle loi sur la liberté religieuse a été ébauchée par le gouvernement vietnamien en juillet dernier. Elle stipule que l’Etat «respecte la liberté religieuse» mais interdit les «pratiques superstitieuses». Elle interdit en revanche l’impression et la distribution de Bibles, empêche les déplacements de la population (ce qui vise les pèlerinages) et menace de poursuites légales ceux qui «utilisent la religion comme un moyen de provoquer des désordres sociaux et de s’opposer au gouvernement».

Le délégué de l’ONU présentera son rapport devant les Nations Unies au début de

l’année prochaine. (apic/imed/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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