Violations des droits de l’homme au Kenya: «Assez de promesses!», dénonce AI
L’Organisation demande à la communauté
internationale de prendre des mesures
Nairobi/Londres, 10 septembre 1997 Sous le titre «Kenya: assez de promesses!», Amnesty International» publie un rapport accusateur contre le gouvernement du Kenya, qui multiplie les actes de violences et de violations des droits de l’homme à l’encontre des militants de l’opposition, des défenseurs des droits de l’homme ou autres membres d’organisations non gouvernementales. AI se tourne vers la communauté internationale pour lui demander d’intervenir.
A l’approche des élections prévues pour la fin de l’année, AI met en garde: «La situation des droits de l’homme empire de jour en jour… Les actes de violence et les meurtres survenus dans la région côtière semblent indiquer que le pays est au bord de l’explosion». Le gouvernement n’hésite pas à bafouer les traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, «tout en cherchant dans le même temps à distraire l’attention en promettant des réformes à venir».
AI, qui accuse le gouvernement de ne pas respecter les promesses en matière de droits de l’homme, s’adresse à l’opinion publique internationale: «Il est primordial que la communauté internationale, les milieux d’affaires et les bailleurs de fonds multiplient leurs efforts pour que la situation s’améliore au Kenya». Pour l’organisation internationale, il est nécessaire que les Etats influents demandent des comptes aux autorités pour que la situation ne s’aggrave pas davantage.
Selon les informations fournies par AI, les brutalités policières sont monnaies courante dans l’ensemble du pays. «Les victimes et leurs familles ne peuvent même pas espérer qu’on leur rende justice car les enquêtes ne sont pas confiées à un organe indépendant mais à la police, dont l’impartialité est fortement contestée».
Suisse: L’association «Oui à la vie» satisfaite de la position des évêques sur l’avortement
Rejet sans équivoque de la solution des délais
Soleure, 10 septembre 1997 (APIC) Au lendemain du non très ferme de la Conférence des évêques suisses (CES) à la «solution des délais», l’association suisse «Oui à la vie» s’est déclarée très satisfaite de la position des évêques sur l’avortement. Dans un communiqué publié mercredi, l’association basée à Soleure salue la demande des évêques d’une meilleure politique familiale et plaide également pour l’amélioration des conditions cadres pour la famille comme l’introduction d’une assurance-maternité.
C’est en effet «avec une grande satisfaction» que «Oui à la vie» a pris connaissance de la réponse de la CES dans le cadre de la consultation sur l’avant-projet de révision du Code pénal suisse concernant l’interruption de grossesse. Dans la ligne des nombreuses déclarations publiées ces dernières années sur la question de l’avortement, la CES souligne
que les évêques suisses ne peuvent pas, en vertu de leur foi, accueillir une proposition de modification législative «qui réduit, voire supprime la protection, par l’Etat, de la vie à naître».
Améliorer la politique familiale, introduire l’assurance-maternité
L’association se réjouit en particulier que la CES soutient que l’embryon, dès sa conception, doit être protégé par l’Etat et que cette protection ne doit pas être supprimée durant un certain délai, d’autant plus qu’il s’agit dans le cas de l’enfant non encore né d’un «sujet de droit sans défense». L’association est encore satisfaite par la demande que la femme enceinte en situation de détresse ait droit à la protection de l’Etat, de même que les médecins et le personnel soignant concernés, afin que leur soit garantie la liberté de conscience et de croyance protégée par la Constitution. A l’instar des évêques suisses, «Oui à la vie» estime qu’une amélioration de la politique familiale suisse est indispensable afin d’avoir une société plus accueillante envers les enfants. (apic/com/be)



