Visioconférence avec des étudiants

Rome:»L’avenir est entre vos mains», lance le pape à des jeunes des cinq continents

Rome, 5 septembre 2014 (Apic) Lors d’une visioconférence originale depuis le Vatican, le 4 septembre 2014, le pape François a assuré à des collégiens et lycéens des cinq continents que l’avenir était entre leurs mains. Les invitant à «travailler en équipe» le pontife a une nouvelle fois fustigé «la culture du rejet». Intervenant ensuite devant les participants au troisième congrès du réseau international de centres éducatifs «Scholas occurentes», le pape a jugé que le pacte éducatif était aujourd’hui rompu et qu’il convenait de le reconstruire.

Pendant une vingtaine de minutes, depuis la Salle du Synode, au Vatican, le pape s’est prêté au jeu d’un échange en visioconférence avec des jeunes d’Australie, d’Israël, de la partie européenne de la Turquie, d’Afrique du Sud et du Salvador, a constaté l’agence I.MEDIA. A la question de savoir si l’avenir serait «meilleur ou pire», le pape François a répondu à un jeune Turc: «Je n’ai pas la boule de cristal qu’ont les sorcières pour lire l’avenir, mais je veux te dire une chose: l’avenir est dans ton cœur, dans ton esprit et dans tes mains». Ainsi, pour le pontife, les jeunes qui ont l’avenir entre leurs mains sont des jeunes «avec des ailes et avec des racines», des ailes pour voler et rêver d’un monde meilleur, pour protester contre les guerres, et des racines qui sont l’héritage de leurs aînés.

La «culture du rejet» une nouvelle fois au pilori

Au fil de sa discussion par internet avec les jeunes, le pape a également énuméré «trois piliers clefs» pour la jeunesse: l’éducation, le sport et la culture. A plusieurs reprises, il les a invités à travailler en équipe, à éviter ainsi tout égoïsme, à construire des ponts plutôt que des murs. «Attention aux bandes criminelles», a également lancé le pape à des collégiens du Salvador, un pays où les gangs recrutent fréquemment des jeunes.

Avant que l’échange n’ait lieu, alors que les organisateurs faisaient face à quelques problèmes techniques, le pape n’a pas manqué de faire quelques traits d’humour avec l’audience. Face à lui se trouvaient plus de 250 participants à un congrès mondial sur l’éducation, tous laïcs, dans une salle qui accueille plus souvent des cardinaux et évêques du monde entier.

Dans un discours largement improvisé, le pape a fustigé «la culture du rejet», dont les enfants et les personnes âgées sont les premières victimes. Il s’est une nouvelle fois dressé contre un système au centre duquel se trouve non pas la personne humaine, mais l’argent, déplorant que le pacte éducatif soit aujourd’hui rompu.

Lancement d’une plateforme internet éducative

Lors de ce rendez-vous original, le pape François a symboliquement lancé un réseau baptisé «Scholas», une plateforme éducative sur internet, soutenue par l’Académie pontificale des sciences. Ce réseau, qui entend favoriser au sein des écoles la rencontre entre différentes cultures ainsi que la protection de l’environnement, s’inspire d’initiatives similaires lancées par le pape lorsqu’il était archevêque de Buenos Aires. Il a notamment été soutenu par des stars du football et avait été mis à l’honneur lors du «match interreligieux pour la paix» joué au Stade olympique de Rome le 1er septembre dernier. (apic/imedia/ami/rz)

5 septembre 2014 | 08:28
par webmaster@kath.ch
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