De notre envoyée spéciale Caroline Boüan

Visite de Jean Paul II en Terre Sainte

Jérusalem: Messe privée du pape dans la chapelle du Cénacle

Jean Paul II profondément ému d’y répéter les paroles du Christ

Jérusalem, 23 mars 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a célébré une messe privée, jeudi en début de matinée dans la chapelle du Cénacle de Jérusalem, la «salle supérieure» où, selon la tradition, le Christ a pris son dernier repas avec ses disciples avant son arrestation. Cet endroit, qui a particulièrement ému le pape, est situé à côté de la Basilique de la Dormition confiée aux bénédictins allemands, sur la colline du Mont Sion, au sud de la vieille ville.

Propriété de l’Etat israélien, l’édifice comporte aujourd’hui une salle inférieure – où se trouve un cénotaphe que l’on vénère comme le tombeau de David, qui est le but de pèlerinages juifs -, et un «Musée de la Shoah», auquel on accède en traversant le cloître d’un couvent franciscain du XIVème siècle.

A l’étage supérieur, c’est également dans un petite chapelle du XIVème siècle, aux arcades et aux voûtes gothiques, que le pape a pu célébrer sa messe matinale avec douze évêques de Terre Sainte, à l’endroit où Paul VI lui aussi était venu prier le 5 janvier 1964.

L’Eucharistie, «la plus grande richesse de l’Eglise»

Jean Paul II a témoigné, lors de cette messe, de sa «profonde émotion», du fait qu’il a pu répéter, à l’endroit même où elles ont été prononcées, les paroles par lesquelles le Christ avait invité ses apôtres à prendre du pain et du vin, en leur disant : «ceci est mon corps, ceci est mon sang». «Sous les apparences du pain et du vin, il a institué les signes sacramentels du sacrifice de son corps et de son sang», a affirmé le pape. Jean Paul II a décrit alors l’Eucharistie comme la «présence sacramentelle du Christ» qui est «la plus grande richesse de l’Eglise».

En pensant spécialement aux prêtres à cette occasion, le pape a voulu signer par ailleurs, à la fin de cette cérémonie, la «Lettre aux prêtres» qu’il leur adresse chaque année au moment du Jeudi Saint, jour où est spécialement commémoré ce dernier repas du Cénacle.

Enfin, évoquant le fait que c’est à ce même endroit que les apôtres s’étaient retrouvés après la mort du Christ, et où celui-ci leur était apparu ressuscité, Jean Paul II a fait remarquer que «en un certain sens, Pierre et les apôtres, à travers leurs successeurs, sont revenus aujourd’hui dans la salle supérieure du Cénacle pour professer la foi éternelle de l’Eglise: «Christ est mort, Christ est ressuscité, Christ reviendra». (apic/imed/be)

23 mars 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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