Le pape condamne l’embargo américain

Visite du pape à Cuba: 300’000 personnes au troisième jour de son voyage

La Havane, 25 janvier 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II a condamné vendredi l’embargo économique dicté par les Etats-Unis contre Cuba. Tout embargo de cette sorte touche en premier les pauvres, a-t-il souligné dans un message adressé à la jeunesse cubaine, à l’issue de la messe célébrée vendredi à Camaguey, à quelque 500 km au sud-ouest de La Havane. Au troisième jour de sa visite sur l’île, Jean Paul II s’est plus particulièrement adressé aux Jeunes, venus nombreux pour participer à la messe, dans une ambiance de musique dictée par des airs de salsa.

Le pape avait déjà dénoncé l’embargo américain dans l’avion qui l’emmenait mercredi en direction de Cuba.

Revenu en fin d’après-midi à La Havane, le pape s’est adressé en début de soirée au monde de la culture et à quelques 500 intellectuels cubains. Le président Fidel Castro, dont la visite étaient nullement prévue à l’Université, avait pourtant tenu àà se déplacer pour écouter le pape Jean Paul II défendre les vertus de la démocratie.

Au cours de la messe, suivie en fin de matinée de vendredi par environ 300’000 personnes, le pape a réclamé une plus grande liberté religieuse ainsi que le respect des droits de l’Eglise. L’Eglise, a-t-il dit, a la devoir de transmettre une éducation morale, sociale et religieuse, qui donne à la jeunesse des valeurs humaines et chrétiennes.

Faisant une nouvelle fois allusion au système éducatif à Cuba, le pape a relevé que l’Eglise doit assumer ce service d’éducation sans crainte, avec persévérance et avec les moyens nécessaires. Le pape s’est dit préoccupé du relativisme moral et du vide intérieur dans lequel vivent de nombreux jeunes cubains. Ce vide, selon Jean Paul II, puise ses racines dans une idéologie sans normes morales précises, et conduit à l’égoïsme, à la discrimination, à la peur et aux abus contre les autres et contre soi-même.

Il a appelé les jeunes à vivre une vie digne et pure, loin des rêves artificiel de l’alcool, de la drogue ou d’une sexualité faussement vécue. Les invitant de plus à prendre une part active dans les différents domaines de la société. L’Eglise à Cuba désire être non seulement au service des catholiques, mais de l’ensemble des Cubains, a conclu le pape. (apic/cic/pr)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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