Visite du pape en Russie: l’ambassadeur de Russie auprès du Saint-Siège est optimiste
«Les obstacles sont en train d’être levés»
Rome, 14 décembre 2001 (APIC) Les obstacles qui empêchent le pape de se rendre en Russie sont en train d’être levés, estime l’ambassadeur de la fédération de Russie auprès du Saint-Siège, Vitaly Litvin. Il assure qu’il ne faudra pas attendre longtemps avant que Jean Paul II ne puisse se rendre dans ce pays. L’ambassadeur tempère cependant ses propos en rappelant le rôle prépondérant que tient le patriarcat de Moscou dans la perspective d’une telle visite.
Selon l’ambassadeur Vitaly Litvin, les obstacles qui empêchent Jean Paul II de se rendre en Russie sont en train d’être levés. «Il ne faudra pas attendre trop longtemps avant que cette visite ne se réalise». Pour lui, les événements du 11 septembre ont créé un électrochoc dans la communauté internationale et en Russie, où la nécessité de l’unité est perçue de manière beaucoup plus forte.
Intervenant sur l’histoire des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Russie, le 13 décembre, devant un parterre d’ambassadeurs réunis dans le cadre d’une association privée, l’ambassadeur de la fédération de Russie auprès du Saint-Siège, Vitaly Litvin a affirmé que «le gouvernement doit tenir compte de l’opinion de l’Eglise orthodoxe et de celle du patriarcat orthodoxe de Moscou, Alexis II, sur un éventuel voyage de Jean Paul II en Russie. En effet, a-t-il affirmé, l’Eglise orthodoxe est un facteur de stabilité et de consolidation de la société russe et c’est pour cette raison que l’Etat ne peut ignorer ses intérêts et ses attentes».
Après avoir cependant précisé qu’il n’est chargé que des relations diplomatiques entre les deux Etats et non des relations entre les orthodoxes de son pays et de l’Eglise catholique, Vitaly Litvin a affirmé que «les orthodoxes veulent que les problèmes – tel que le respect du territoire canonique – soient résolus avant toute visite de Jean Paul II».
Répondant ensuite à une question sur l’indépendance réciproque de l’Etat et du patriarcat de Moscou, l’ambassadeur a rappelé que l’Eglise orthodoxe n’est «vraiment indépendante que depuis dix ans et que jusqu’à cette date, le pays n’était pas très ouvert vers l’extérieur. Il faut être patient pour faire changer les mentalités, a-t-il alors affirmé, mais les événements du 11 septembre ont été un électrochoc. Tous se sont rendus compte à quel point il fallait être uni contre le terrorisme et pour promouvoir la paix». «Des changements peuvent intervenir bientôt», a-t-il conclu.
Pendant ce temps, un congrès se tient à Moscou, auquel prennent part le patriarcat orthodoxe de Moscou et des politiciens russes afin de réfléchir sur le rôle de la Russie dans l’arène internationale après les événements du 11 septembre et dans le contexte des affrontements au Moyen-Orient. Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie et Alexis II, le patriarche orthodoxe de Moscou y sont déjà intervenus. (apic/media/a/pr)



