Portugal: Le pape entend confier à la Vierge de Fatima les joies et les douleurs des hommes
Visite pastorale de Benoît XVI du 11 au 14 mai
Rome, 10 mai 2010 (Apic) A l’approche de son départ pour le Portugal, Benoît XVI, le 9 mai 2010, a invité les fidèles à participer activement par la prière au «pèlerinage» qu’il entend effectuer dans le pays le plus à l’ouest du continent européen, du 11 au 14 mai. Le pape a souhaité prier la Vierge «pour l’Eglise, en particulier pour les prêtres, et pour la paix dans le monde».
Aux pèlerins réunis place Saint-Pierre, Benoît XVI a ainsi donné quelques indications sur le sens du 15e voyage à l’étranger de son pontificat, un pèlerinage au cours duquel il entend confier à la Vierge les joies et les difficultés de l’humanité, et sans aucun doute aussi celles d’une Eglise en pleine tourmente.
Comme Paul VI en 1967 et comme Jean Paul II, venu à 3 reprises au sanctuaire marial de Fatima, Benoît XVI a choisi d’articuler son séjour autour de la date symbolique du 13 mai. C’est le 13 mai 1917 qu’apparut pour la première fois la Vierge à 3 petits bergers du village de Fatima : Lucia dos Santos et ses cousins Jacinta et Francisco Marto.
Pas de «révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde»
Tout comme ses prédécesseurs, Benoît XVI est marqué par le message de Fatima. Un message qu’il a particulièrement étudié en 2000 lorsque Jean Paul II l’avait chargé d’interpréter la 3e partie du secret confié par la Vierge aux bergers. Il n’y a pas de «révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde», avait jugé alors le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, il n’y a rien de «fataliste», mais ces visions restées secrètes plus de 80 ans insistent au contraire sur l’importance de la liberté de l’homme qui peut «influer sur l’histoire» par la foi, la prière et la pénitence.
10 après la publication du ›3e secret’ de Fatima, le pape s’agenouillera au pied de la petite statue de la Vierge afin de lui confier, dans une prière, les joies et les espoirs mais aussi «les problèmes et les douleurs» des hommes.
La «main invisible qui sauva de la mort» le pape Jean Paul II
Devant celle que Jean Paul II avait remercié «pour la main invisible qui le sauva de la mort» lors de l’attentat du 13 mai 1981 place Saint-Pierre, son successeur affirmera qu’il est «profondément réconfortant» de savoir qu’elle est «couronnée non seulement avec l’argent et l’or de nos joies et espoirs, mais aussi avec la balle de nos préoccupations et de nos souffrances». Jean Paul II avait fait enchâsser dans la couronne de la statue de Fatima la balle qui l’avait visé le 13 mai 1981.
Mais la visite de Benoît XVI au Portugal ne se résume pas simplement à ce pèlerinage. Le porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, distingue 3 autres dimensions de ce voyage, qui correspondent à autant de rencontres inscrites au programme du pape: avec le monde de la culture, avec des organisations catholiques engagées dans la pastorale sociale, et enfin avec l’ensemble des évêques portugais.
Impossible de ne pas tenir compte, non plus, du contexte politique dans lequel se déroulera ce 9e voyage européen de Benoît XVI, dans l’un des pays les plus catholiques du vieux continent. Le président de la République doit ainsi décider d’ici le 17 mai de promulguer une loi votée par le Parlement autorisant le mariage homosexuel dans son pays. Le pape ne pourra pas ignorer non plus que le Portugal est particulièrement secoué par la crise actuelle des marchés financiers européens… Autant de «souffrances» humaines qu’il confiera certainement à la Vierge de Fatima. (apic/imedia/be)



