Vive réaction du Conseil pastoral cantonal genevois à l’Instruction romaine sur les laïcs
«Un coup d’arrêt qui pose des limites au lieu d’ouvrir des horizons»
Genève, 21 janvier 1998 (APIC) Le Conseil pastoral cantonal de l’Eglise catholique romaine, à Genève, a reçu «comme un éteignoir», comme un «coup d’arrêt qui pose des limites au lieu d’ouvrir des horizons», l’Instruction romaine sur la collaboration des laïcs au ministère des prêtres.
Dans un déclaration publiée mercredi, le Conseil pastoral cantonal se dit perplexe et attristé devant la méfiance que cette Instruction distille, devant le peu d’attention dont «elle fait preuve à l’égard de toutes celles et tous ceux qui s’investissent jour après jour, fidèlement, honnêtement, avec cœur et générosité».
Le Conseil y voit «un manque évident de respect, tout d’abord pour les laïcs engagés sur le terrain et pour leur ministère propre…» Un manque de respect aussi «pour les prêtres, que cette Instruction condamne à exercer un ’pouvoir sacré’, alors qu’ils vivent leur ministère comme un service sous la mouvance de l’Esprit».
De plus, peut-on lire, ce document manque également de respect pour le ministère des évêques, qui ont la responsabilité des Eglises locales et de leurs richesses, et qui partagent cette responsabilité avec leurs Conseils, composés de laïcs, de prêtres et de religieux. A cet égard, ajoute le Conseil, «nous ne pouvons que nous réjouir de la réaction des évêques suisses à cette Instruction. Dans leur prise de position, après avoir rappelé les affirmations du Concile concernant la vocation et la mission des laïcs, ils reconnaissent la valeur de la collaboration des laïcs et leur renouvellent leur confiance».
Le Conseil pastoral cantonal se réjouit enfin de l’annonce de l’Assemblée diocésaine 2000. Soit de «l’heureuse coïncidence qui a fait éclore, au moment même où paraissait le document romain, une promesse de renouveau pour notre Eglise locale: l’Assemblée diocésaine 2000, où la question de la coresponsabilité entre prêtres et laïcs et de son renforcement sera justement à l’honneur». (apic/id/pr)



