Volonté d’affaiblir l’Eglise

La persécution subie par l’Eglise catholique est, entre autres, l’un des chapitres les plus atroces de la guerre au Rwanda: entre 1993 et 1994, 3 évêques, 103 prêtres, 65 religieuses et 47 religieux ont été tués. Le cardinal Josef Tomko, à l’époque préfet de la Congrégation vaticane pour l’évangélisation des peuples, dans un interview à l’agence Fides en avril 2000, déclarait: «En Afrique centrale et en particulier dans la région des Grands Lacs, on veut affaiblir l’Eglise par divers prétextes. Dans un contexte de violence dramatique, de nombreux fils de l’Eglise ont été tués, victimes de fausses accusations, de règlements de compte, de vengeances ou d’indifférence. En Afrique on est en train de mettre en œuvre la stratégie adoptée dans les années 70 en Amérique latine, quand, pour affaiblir le témoignage de l’Eglise, on s’en prenait aux évêques et on favorisait la diffusion de sectes et d’idéologies». On porte atteinte à l’Eglise, explique le cardinal Tomko, «pour éliminer une force qui s’oppose aux systèmes inhumains et qui reste du côté des pauvres. Des intérêts économiques au niveau international sont en jeu. On veut priver l’Eglise de sa force de parole et de son témoignage, aujourd’hui et dans le futur». (apic/ac/mk)

13 août 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!