Le programme du pape, du 18 au 21 août 2005
Voyage de Benoît XVI à Cologne
Rome, 11 août 2005 (Apic) Le premier voyage hors d’Italie de Benoît XVI mènera le pape dans sa terre natale, l’Allemagne, du 18 au 21 août 2005, pour les 20e Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Cologne.
Benoît XVI, qui séjourne actuellement dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, quittera l’Italie le jeudi 18 août 2005 à 10h (heure locale) par avion, au départ de l’aéroport de Ciampino, à une trentaine de km au sud-est de Rome, selon le programme officiel communiqué par la salle de presse du Saint-Siège le 20 juillet dernier. Son arrivée à l’aéroport de Cologne/Bonn est prévue à 12h (heure locale) et sera suivie sur place d’une ’cérémonie d’accueil’ au cours de laquelle le pape prononcera son premier discours. Au terme de cette rencontre, le souverain pontife se rendra à l’archevêché de Cologne, au nord-est du centre-ville, où il résidera durant toute la durée de son séjour.
A 16h30, Benoît XVI se rendra en voiture jusqu’à la jetée du Rodenkirchenbrücke de Cologne et, quinze minutes plus tard, embarquera à bord du bateau «RheinEnergie» pour naviguer sur le Rhin. Face au quai du Poller Rheinwiesen, le pape s’adressera aux jeunes lors de la «fête de l’accueil» des 20e Journées mondiales de la jeunesse. A 18h, le pape débarquera sur le quai du Hohenzollernbrücke pour se rendre à la cathédrale de Cologne où se trouvent les reliques présumées des rois mages. A sa sortie de la cathédrale, sur la place Roncalli, il saluera les personnes présentes avant de regagner l’archevêché, vers 19h, à bord d’une voiture panoramique.
Au second jour de son voyage, dans la matinée du vendredi 19 août 2005, Benoît XVI se rendra à Bonn, à une trentaine de kilomètres de Cologne, ancienne capitale du pays avant 1990. A 10h30, il fera une «visite de courtoisie» à Horst Köhler, président de la République fédérale d’Allemagne dans la Villa Hammerschmidt, la résidence présidentielle de Bonn.
Avec les communautés musulmanes
Au terme de cette rencontre, Benoît XVI reviendra à Cologne où il se rendra à la synagogue de la ville à 12h. Le pape y prononcera un discours. Le pape quittera la synagogue à 13h pour retourner à son lieu de résidence, l’archevêché de Cologne. Son programme précise qu’il y déjeunera avec des jeunes, habitude que Jean Paul II avait prise à partir des JMJ de 2000.
A 17h, le 19 août 2005, le pape rencontrera des séminaristes dans l’église Saint-Pantaléon de Cologne, où il prononcera un discours. Puis, à 18h15, de retour à l’archevêché, il participera à une rencontre oecuménique au cours de laquelle, à nouveau, il prendra la parole.
Le lendemain, samedi 20 août 2005, à partir de 10h, Benoît XVI recevra en audience des autorités civiles et politiques allemandes à l’archevêché de Cologne. Parmi elles, le chancelier Gerard Schroeder, le président du parlement Wolfgang Thierse, la présidente de l’Union démocrate chrétienne (CDU) Angela Merkel, le ministre-président du gouvernement régional (land) de Rhénanie-du-Nord-Westphalie Jürgen Rüttgers, et des représentants des autorités locales.
En fin d’après-midi, à 18h, le pape rencontrera, à l’archevêché de Cologne, des représentants de quelques communautés musulmanes, devant lesquels il prononcera un discours. Puis, à 19h, il se rendra à Marienfeld, un grand champ à l’ouest de Cologne, où l’attendront des centaines de milliers de jeunes. Arrivé sur place à 19h30, il saluera en premier lieu les quelque 600 évêques venus du monde entier pour ce grand rassemblement de jeunes. De 20h30 à 22h30, il participera ensuite à la veillée avec les jeunes sur l’esplanade de Marienfeld où il prononcera un discours.
Le lendemain, dimanche 21 août, dernier jour de son voyage, il retournera sur l’esplanade de Marienfeld où il arrivera à 9h15. A 10h, il présidera la messe et en prononcera l’homélie. Puis, il récitera la traditionnelle prière de l’Angélus. A 13h, il rejoindra l’archevêché de Cologne.
Peu avant 17h, Benoît XVI se rendra à pied au séminaire de Cologne pour y rencontrer les évêques allemands, devant lesquels il prendra la parole. L’avion ramenant Benoît XVI à Rome quittera l’aéroport de Cologne/Bonn à 19h15 et atterrira deux heures plus tard à l’aéroport de Ciampino, près de Rome. Le pape devrait alors rejoindre sa résidence d’été de Castel Gandolfo, à 10km au sud.
Encadré
Indulgences aux participants aux JMJ
L’indulgence plénière sera accordée dans certaines conditions aux fidèles qui participeront avec ferveur aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) à Cologne tandis que l’indulgence partielle sera concédée aux personnes qui prieront pour les jeunes durant la rencontre internationale du 16 au 21 août 2005. Tel est le contenu d’un décret signé par le Grand Pénitencier, le cardinal James Francis Stafford, le 2 août 2005 et rendu public le 8 août.
«Accueillant les demandes de nombreux pasteurs», le pape a pris des dispositions pour des «indulgences spéciales» qui seront accordées «à l’occasion de la 20e Journée Mondiale de la Jeunesse», peut-on lire dans le document publié par le Saint-Siège le 8 août 2005. Le décret signé par le cardinal Stafford ainsi que par le Régent de la Pénitencerie apostolique Mgr Gianfranco Girotti, et dont le texte original est en latin, précise les directives pour recevoir les indulgences concédées à l’occasion de la première JMJ de Benoît XVI.
«L’indulgence plénière – remise entière de la peine temporelle due au péché ndlr – sera consentie dans les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du souverain pontife) aux fidèles qui, avec une âme détachée de tout péché, participeront attentivement et avec ferveur à une cérémonie, durant ’la 20e Journée Mondiale de la Jeunesse’ à Cologne et à sa conclusion solennelle», précise ainsi le décret.
«L’indulgence partielle sera concédée aux autres fidèles, où qu’ils se trouvent durant la rencontre, si, au moins avec une âme contrite, ils demandent à Dieu, avec des prières ferventes, que les jeunes chrétiens soient renforcés dans leur profession de foi, confirmés dans l’amour et dans le respect de leurs parents, et s’engagent fermement à modeler selon les saintes normes de l’Evangile et de l’Eglise la nouvelle famille qu’ils formeront ou ont déjà formée, ou leur vie selon la vocation que Dieu a indiquée à chacun», poursuit le décret, qui sauf disposition contraire, sera valable à l’occasion de la 20e JMJ.
Jean Paul II avait aussi concédé l’indulgence plénière pour l’année spéciale de l’Eucharistie dans l’Eglise catholique qui a lieu d’octobre 2004 à octobre 2005, comme l’avait précisé un décret de la Pénitencerie apostolique daté du 25 décembre 2004 et rendu public en janvier 2005. Le Tribunal de la Pénitencerie apostolique fait partie des ’Tribunaux du Saint- Siège’ et est en charge, au nom du pape, des indulgences depuis 1917.
L’indulgence est la remise de la peine réparatrice des conséquences d’un péché. Car si le sacrement de réconciliation et/ou la contrition parfaite permettent d’ôter au pénitent le poids de son péché et le restaure à l’état de grâce, tout péché, même pardonné, entraîne pour l’Eglise catholique un devoir de réparation de ce qu’il a détruit. La réparation, qui est nécessaire pour voir définitivement Dieu, devra avoir lieu avant cette rencontre, sur terre ou au purgatoire.
A l’origine, les indulgences étaient accordées comme un substitut des peines très lourdes infligées dans l’Eglise des premiers siècles : excommunication, journées de jeûne. Suite à certains abus, concernant notamment la vente d’indulgences dénoncée par Luther en 1517, le concile de Trente a effectué une entreprise de clarification théologique en 1545.
Avec le temps, la notion d’indulgences a perdu de l’importance aux yeux des fidèles. L’Église a pourtant maintenu l’idée que l’indulgence de Dieu s’exprime à travers certains signes concrets dans la vie du chrétien. Paul VI, notamment dans sa Constitution apostolique Indulgentiarum docrina de 1967, et Jean-Paul II ont aussi cherché à en renouveler le sens, en insistant sur l’amour réparateur des conséquences du péché. Lors du Jubilé de l’an 2000, Jean-Paul II, accordant l’indulgence plénière aux fidèles, avait décidé de passer la formulation ’les indulgences’ du pluriel au singulier.
Le pape accorde l’indulgence plénière lors des années particulières dans la vie de l’Eglise, ainsi que pour les années de jubilé. Cette rémission totale des peines temporelles encourues pour une faute, est aussi concédée par le souverain pontife lors des ses bénédictions Urbi et Orbi (sur la ville, Rome, et sur le monde). . (apic/imedia/ami/ar/pr)



