Les malades, témoins éloquents de la miséricorde de Dieu

Voyage de Benoît XVI en Pologne

De notre envoyé spécial Antoine-Marie Izoard, agence I.Media

Varsovie, 28 mai 2006 (Apic) « Vous êtes les témoins les plus éloquents de la miséricorde de Dieu ». C’est ce que Benoît XVI a affirmé aux malades réunis au sanctuaire polonais de la Divine miséricorde de Lagiewniki, près de Cracovie, le 27 mai en milieu de journée.

« Vous, chers malades, marqués par la souffrance du corps ou de l’âme, vous êtes les plus unis à la croix du Christ, mais en même temps les témoins les plus éloquents de la miséricorde de Dieu », a lancé Benoît XVI aux centaines de malades qui l’ont accueilli dans la nouvelle basilique du sanctuaire. Selon le pape, les malades sont « ceux qui, en disant ’Jésus j’ai confiance en toi’ dans le silence de leur coeur », enseignent aux autres « qu’il n’y a pas une foi plus profonde, une espérance plus vive et un amour plus ardent que la foi, l’espérance et l’amour de ceux qui, dans l’inconfort, se mettent dans les mains sûres de Dieu ».

A son arrivée, un peu après 13h, le pape s’était rendu dans la chapelle du monastère des soeurs de la Miséricorde pour vénérer les reliques de sainte Faustine Kowalska, guidé par le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie. Il s’était agenouillé un instant pour prier en silence avant de donner sa bénédiction en latin. C’est dans le nouveau sanctuaire, inauguré par Jean Paul II en 2002, qu’il a ensuite rencontré les malades.

Après un bref temps de prière devant le Saint-Sacrement, Benoît XVI est monté à bord de la papamobile pour rejoindre l’archevêché de Cracovie, où il devait déjeuner. Son programme initial prévoyait qu’il effectue la quinzaine de kilomètres qui le séparent de l’archevêché en voiture couverte. Mais, le matin même, la presse avait fait savoir que les fidèles étaient nombreux à regretter de ne pas pouvoir apercevoir le pape dans ses déplacements.

Le Christ était apparu à Faustine Kowalska

Née le 25 août 1905, troisième des dix enfants d’une famille chrétienne de pauvres paysans polonais de Glogowiec, Faustine Kowalska était entrée à vingt ans dans la congrégation de Notre-Dame de la Miséricorde. Le 22 février 1931, dans le monastère de Plock, la religieuse avait vu le Christ lui apparaître. « Un soir, dans ma cellule, écrivait-elle dans son journal, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchant son vêtement sur la poitrine. De la tunique entrouverte sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. (.) Après un moment, Jésus me dit: ’Peins un tableau de ce que tu vois, avec l’inscription: Jésus, j’ai confiance en toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis dans le monde entier’ ». Ce jour-là également, et par la suite jusqu’à quatorze fois les années suivantes, soeur Faustine avait reçu la demande de faire célébrer la fête de la miséricorde le premier dimanche après Pâques.

La religieuse est morte à 33 ans, le 5 octobre 1938, à Cracovie. Jean Paul II, qui avait 18 ans à la mort de la religieuse, était très sensible à la spiritualité de la Divine miséricorde, à laquelle il avait consacré la deuxième Encyclique de son pontificat, Dives in misericordia, publiée en décembre 1980. Le pape polonais a canonisé Faustine Kowalska en avril 2000. (apic/imedia/ami/bb)

28 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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