Mission de la paix vouée à l’échec
Washington: Le cardinal Laghi reçu dans la journée par le président Bush
Washington, 5 mars 2003 (APIC) Le président Bush recevra mercredi le cardinal Pio Laghi, envoyé spécial du pape et à ce titre émissaire de la paix, a confirmé mardi le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, assurant du même coup que «le président Bush est impatient de saluer et de recevoir l’envoyé du pape»
Le cardinal Pio Laghi devrait ainsi rencontrer le président des Etats-Unis le 5 mars, premier jour du carême et jour de jeûne demandé aux fidèles par Jean Paul II en faveur de la paix. Même si cette mission semble vouée à l’échec, le «ministre des Affaires étrangères» du Saint-Siège, Mgr Jean- Louis Tauran a exclu le 5 mars, depuis Vilnius, que le pape puisse se rendre à l’ONU.
Le cardinal Pio Laghi, ancien nonce apostolique aux Etats-Unis, devrait ainsi pouvoir rencontrer le président Bush, après que sa conseillère en matière de sécurité, Condoleezza Rice, ait reçu le 3 mars, les cardinaux Theodore Mc Carrick de Washington, Anthony Bevilacqua de Philadelphie, William Keeler de Baltimore et Edward Egan, de New-York.
Lors de sa visite, le cardinal Laghi remettra une lettre du pape au président puis tentera de le convaincre de la validité de la position du saint-Siège. Une mission que les observateurs jugent perdue d’avance, mais qui ne décourage pas pour autant l’envoyé du pape. «Je suis ici en mission de paix, et je ne considère pas la guerre inévitable», a-t-il affirmé au correspondant à Washington du quotidien italien «La Stampa».
«D’un point de vue moral, a-t-il ajouté en présentant les arguments destinés au président, la question de la non-adhésion à la doctrine de la guerre juste, est claire. Elle a été illustrée à Rome, mais aussi aux Etats-Unis où le président de la Conférence épiscopale, Mgr Wilton Gregory, vient tout juste de publier une lettre adressée à tous les évêques et dans laquelle il explique les raisons d’une opposition à la guerre, en parfaite syntonie avec le Saint-Siège».
Enfin, depuis Vilnius où il effectue un court séjour, Mgr Jean-Louis Tauran, «ministre des Affaires étrangères» du Saint-Siège a nié, lors d’une conférence de presse donnée le 5 mars, que Jean Paul II puisse se rendre à l’ONU. Aucune précision n’a cependant été apportée s’agissant d’une lettre que le cardinal Laghi pourrait remettre à l’ONU, à la veille d’un débat crucial. (apic/imedia/pr)




