Visite chez d’étranges catholiques qui ne sont pas des béni oui oui
Washington: Pour CNS, le pape a tout simplement répondu à l’appel des jeunes Suisses
Washington, 24 mai 2004 (Apic) L’agence de presse américaine CNS (Catholic NewsService) s’interroge sur les raisons de la venue du pape en Suisse. Pour affirmer simplement: «Quand des jeunes l’appellent, ce pape répond». Sur son site internet, l’agence dresse un portrait sympathique de nos concitoyens.
Malgré un programme réduit, le pape sera l’hôte d’honneur du rassemblement des jeunes catholiques à Berne, des jeunes et des vieux, dans une prairie en dehors de la ville. C’est ainsi que CNS commence son article, pour affirmer que ce voyage dans un pays «multiculturel, multilingue, au centre de la vieille Europe, donne au pape l’opportunité d’affirmer sur un ton différent ce qu’il a dit lors du récent élargissement de l’UE: l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes».
L’agence de presse américaine pense que le pape cimentera l’unité des catholiques suisses, mise à mal, affirme-t-elle, par «l’affaire Haas», du nom de l’évêque de Coire particulièrement «autocrate», qui a été muté au Lichtenstein.
C’est le premier voyage à l’étranger du pape depuis 9 mois, s’interroge CNS, qui voit cette visite comme un «test» personnel pour le souverain pontife, qui ne marche plus depuis longtemps et est véhiculé dans une chaise roulante. Toutes ces raisons effacent peut-être une cause toute simple, écrit CNS: «Quand on fait appel à ce pape, il répond». Et les jeunes catholiques suisses ont eu l’audace de l’inviter, écrit l’agence, admirative.
Une surprise pour les Suisses
«Le fait que le pape ait répondu à cette invitation a été une surprise et maintenant les catholiques suisses commencent à être en effervescence», raconte Roland Trauffer, vicaire général du diocèse de Bâle, interviewé par l’agence catholique américaine.
Et de poursuivre avec la description de la rencontre des 5 et 6 juin, où «10’000 jeunes pourront chanter, danser, se gorger de hip-hop et de clips». La rencontre sera retransmise par les trois chaînes de télévision publiques, précise CNS et les organisateurs espèrent que beaucoup de parents seront devant leur écran pour cette fête.
«Les Suisses sont notoirement des esprits indépendants et démocratiques et si cela ne tenait qu’à eux», confie Roland Trauffer à l’agence américaine, «ils auraient depuis longtemps aboli le célibat des prêtres et la non ordination des femmes, élu leurs évêques et fait avancer les célébrations oecuméniques».
Oui, les Suisses ne sont pas un public facile, lance CNS et le pape aurait pu aisément préférer une visite fin mai en Autriche, une contrée fortement catholique. Le fait qu’il ait choisi Berne impressionne les Suisses, conclut Roland Trauffer. (apic/cns/vb)



