Restitution des biens expropriés par le régime communiste
Zagreb: Accord économique entre la Croatie et le Saint-Siège
Le nouvel ambassadeur de Croatie reçu en audience par le pape
Rome/Zagreb, 12 octobre 1998 (APIC) Le Vatican a annoncé lundi la signature d’un accord sur des questions économiques entre le Saint-Siège et la Croatie. Une quinzaine d’articles définissent en particulier la restitution, à l’Eglise catholique, des biens expropriés par la régime communiste. L’annonce de la signature de ce document coïncide avec l’audience accordée lundi par le pape au nouvel ambassadeur de Croatie, Marijan Sunjic, venu présenter à Jean Paul II ses lettres de créance.
Cet accord, signé le 9 octobre dernier à Zagreb par le nonce apostolique en Croatie, Mgr Giulio Einaudi, et par le vice-Premier ministre croate, Jure Radic, contient une quinzaine d’articles. Il règle le financement de l’Eglise Catholique en accord avec l’organisation démocratique de la République de Croatie, et définit, en particulier, la restitution, à l’Eglise Catholique, des biens expropriés par le régime communiste» dans la mesure du possible, peut-on lire dans un communiqué publié par la salle de presse du Vatican.
Pour les biens non restituables, l’accord prévoit «une substitution ou un montant compensatoire en argent» précise la note vaticane.
La Croatie, sur la base de son bilan annuel, assurera en outre une contribution financière qui sera versée mensuellement à la Conférence épiscopale Croate. Ces sommes, outre le salaire des prêtres et autres employés, sont destinées à la reconstruction et à la gestion des églises et des centres pastoraux. Une partie sera aussi engagée pour «l’activité caritative de l’Eglise Catholique.
S’adressant au nouvel ambassadeur de Croatie, le pape a rappelé sa visite pastorale «inoubliable» en Croatie, du 2 au 4 octobre.
Le pape a en outre insisté sur le besoin «d’un effort majeur pour construire une vraie démocratie à dimension humaine», après les longues années de dictatures. Pour cela, a-t-il dit, il est important de replacer l’homme au centre de tout intérêt politique, économique, social, culturel, mais aussi dans toutes les dimensions de l’être humain, spirituelle et religieuse en particulier.
Le pape s’est finalement réjoui des rapports diplomatiques entre le Saint-Siège et la Croatie, et de l’accord conclu le 9 octobre à Zagreb. (apic/imed/pr)



