Un hebdomadaire chrétien ferme 33 ans après sa création
Zambie: Une publication conjointe de plusieurs confessions cesse de paraître
Lusaka, 15 août 2005 (Apic) Le seul journal chrétien de Zambie, le «National Mirror», une publication conjointe de l’Eglise catholique et d’autres grandes confessions en Zambie a cessé de paraître, apparemment en raison de problèmes financiers, indique l’Agence oecuménique ENI. Les réactions sont aujourd’hui nombreuses.
Le «National Mirror», un hebdomadaire fondé en 1972, s’était distingué en critiquant le régime du parti unique institué par le président fondateur de la Zambie, Kenneth Kaunda, qui devint en 1991 le premier leader africain de l’époque post-coloniale à perdre le pouvoir lors d’élections.
Le journal, qui était la propriété de Multimedia Zambia, une société créée conjointement par la Conférence épiscopale de Zambie (ZEC) et le Conseil des Eglises de Zambie (CCZ) a été fermé le 30 juin, apprend-on.
Evoquant la cessation d’activités de «Multimedia Zambia» et du «National Mirror», le secrétaire général du Conseil des Eglises, le pasteur Japhet Ndhlovu, a déclaré que cette institution «fonctionnait selon une conception obsolète des règles en matière de concurrence». A ses yeux, il convient maintenant de trouver un nouveau créneau
«Il n’était nullement besoin de fermer le National Mirror, un journal qui a beaucoup contribué au développement de ce pays en s’en prenant courageusement au système du parti unique institué par Kenneth Kaunda», a pour sa part déclaré le pasteur John Mambo.
Réaction encore, pour le secrétaire de la Conférence épiscopale de Zambie, Paul Samasumo, «il est triste que le conseil d’administration de «Multimedia Zambia» ait du prendre une telle décision, certes inévitable». Il espère que le «National Mirror» ressuscitera bientôt, dans trois mois, une fois la restructuration terminée.»
Quant au rédacteur en chef du journal par intérim, Boad Phiri, il s’est dit «surpris de recevoir sa lettre de licenciement avec effet immédiat. Nous ne savons pas vraiment ce que nous allons faire après le délai de trois mois». (apic/eni/pr)



