Rowan Williams inquiet de la situation
Zimbabwe: Des leaders anglicans appellent à dénoncer les attaques visant les chrétiens
Cantorbéry, 30 mai 2008 (Apic) Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et chef de la Communion anglicane mondiale, et Thabo Makgoba, responsable des anglicans d’Afrique du Sud, exhortent le Conseil de sécurité de l’ONU et les leaders de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) à prendre des mesures pour protéger les droits des chrétiens au Zimbabwe.
Dans un communiqué du 29 mai, cité par ENI, l’archevêque de Cantorbéry et Thabo Makgoba font état de leur rencontre avec Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, au cours de laquelle ils ont abordé la dégradation de la situation au Zimbabwe.
Dans le communiqué, les deux hommes expriment leur «profonde préoccupation concernant la violence croissante de ce qui semble être une campagne soutenue contre l’Eglise anglicane du Zimbabwe».
Le 18 mai, la violence à l’encontre de la communauté anglicane a monté d’un cran, lorsque le service dominical d’un grand nombre de paroisses anglicanes a été perturbé par les forces de sécurité et de jeunes militants du parti Zanu-PF au pouvoir. Certains paroissiens de Harare ont été placés en garde à vue après avoir tenté d’entrer dans l’église pour le service, ont affirmé des témoins.
Les élections à n’importe quel prix
Certains fidèles ont déclaré avoir été passés à tabac par des «Blousons verts», militants du parti au pouvoir. Les opposants aux anglicans prétendent que les responsables de l’Eglise anglicane du Zimbabwe sont du coté du parti d’opposition Mouvement pour le changement démocratique et de quelques fermiers blancs de moins en moins nombreux pour faire échouer les «réformes économiques» du président Robert Mugabe, 84 ans, au pouvoir depuis 1980.
Selon les deux hommes, on empêche désormais les anglicans d’assister aux célébrations à l’église. L’opposition accuse Robert Mugabe d’avoir lancé une violente campagne d’intimidation visant l’opposition, afin d’éviter une nouvelle défaite lors du second tour de l’élection présidentielle le 27 juin.
Les deux leaders anglicans ont déclaré au secrétaire général de l’ONU que «harcèlement et intimidations sont pain quotidien et les décisions de justice permettant aux anglicans de se rendre dans leur cathédrale Sainte-Marie, à Harare, et dans d’autres églises continuent à ne pas être appliquées». (apic/eni/pr)



