Avant les élections du 29 mars 2008

Zimbabwe : des organisations chrétiennes et laïques exigent une nouvelle Constitution

Harare, 31 janvier 2008 (Apic) Afin de permettre que se tiennent des élections libres et équitables le 29 mars 2008 dans ce pays d’Afrique australe, un regroupement d’ONG chrétiennes et laïques monte au créneau. Et demande une nouvelle Constitution.

«Nous exigeons que les élections de mars 2008 aient lieu sous les auspices d’une nouvelle Constitution, démocratique» c’est-à-dire «faite pour le peuple», stipule un regroupement d’ONG, dans un communiqué du 28 janvier. Le Save Zimbabwe Campaign (campagne pour sauver le Zimbabwe) – regroupant des organisations chrétiennes, des organisations laïques et des partis politiques d’opposition exigent l’adoption d’une nouvelle Constitution

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fixé les élections présidentielle, législative et locales au 29 mars. L’opposition affirme toutefois que le contexte n’est pas encore propice à des élections libres et équitables au Zimbabwe.

Robert Mugabe a remporté de nombreuses élections depuis que le pays est devenu indépendant du Royaume-Uni, en 1980. Elles ont souvent été contestées. Ainsi, la validité de l’élection présidentielle de 2002 a été mise en doute par des observateurs internationaux laïcs et chrétiens.

Les négociations entreprises sous l’égide du président sud-africain Thabo Mbeki entre le ZANU-PF, parti au pouvoir, et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition, seraient actuellement dans l’impasse, le président Mugabe ayant refusé d’accepter l’adoption d’une nouvelle Constitution avant les élections. Le président a par ailleurs refusé de repousser le scrutin à juin, ce qui aurait permis la mise en oeuvre de certaines mesures approuvées lors des négociations.

Patrick Chinamasa, ministre de la Justice, a déclaré le 28 janvier au quotidien The Herald, contrôlé par l’Etat, que le Zimbabwe n’adopterait une nouvelle Constitution qu’après les élections du 29 mars, à l’issue d’une consultation nationale et d’un référendum. Morgan Tsvangirai, leader du MDC, a cependant averti que son parti boycotterait les élections si une nouvelle Constitution n’était pas adoptée avant.

Un autre regroupement d’Eglises, d’organisations laïques et de partis politiques, la National Constitutional Assembly (NCA, Assemblée constitutionnelle nationale), a également demandé qu’une nouvelle Constitution soit prête avant les élections. Lovemore Madhuku, président de la NCA, a déclaré mi-janvier qu’un délai de six mois. Serait nécessaire pour une nouvelle Constitution C’est pourquoi, selon lui, le scrutin devrait être repoussé. (apic/eni/vb)

31 janvier 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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