L’Eglise appelle au dialogue entre pouvoir et opposition

Zimbabwe: Initiative pour désamorcer les tensions

Harare, 8 mars 2004 (Apic) Les Eglises sud-africaines adressent un appel au président Thabo Mbeki pour lui favoriser la reprise des pourparlers, alors que les perspectives de dialogue s’amenuisent entre les partis du gouvernement et de l’opposition au Zimbabwe.

Le Conseil des Eglises d’Afrique du Sud (SACC) a adressé une lettre au président Mbeki dans laquelle il lui demande d’envoyer une délégation dans la capitale zimbabwéenne, Harare, afin d’encourager le parti au pouvoir à s’asseoir à la table de négociations.

«En tant que conseil des Eglises, nous écoutons les appels et les prières de nos frères et soeurs du Zimbabwe qui placent leurs espoirs dans les négociations et pourparlers proposés entre la ZANU-PF et le MDC», a déclaré le secrétaire général du SACC, Molefe Tsele, cité dans l’hebdomadaire Zimbabwe «Independent».

D’autre part, Russel Botman, président du SACC, a expliqué que les responsables d’Eglise sud-africains et zimbabwéens ont décidé de mettre sur pied une équipe chargée de promouvoir ces pourparlers. Cette équipe doit encore recevoir le mandat de toutes les organisations religieuses du Zimbabwe.

Engagement plus actif des Eglises

Selon la «South African Press Association», les dirigeants religieux des deux pays ont annoncé, le 3 mars, leur intention de jouer un rôle plus actif en essayant de désamorcer les tensions entre les leaders politiques du Zimbabwe avant les élections parlementaires de l’année prochaine.

«Nous sommes particulièrement préoccupés par la situation des Zimbabwéens, et nous allons rassembler nos ressources afin d’aider ceux qui sont dans le besoin», a déclaré le Père Richard Menatsi, secrétaire général de la Conférence épiscopale d’Afrique australe, à IRIN, un service d’information rattaché au bureau de l’ONU pour la Coordination des affaires humanitaires.

Il semble pourtant que le président zimbabwéen, Robert Mugabe, ait écarté toute perspective de pourparlers – au moins dans un proche futur – en annonçant que son parti n’entamerait pas des entretiens avec le MDC tant que celui-ci n’aurait pas coupé «le cordon ombilical» avec l’Occident.

L’an dernier, des efforts de même nature, avaient été anéantis par des représentants du gouvernement qui avaient accusé deux des dirigeants religieux d’être des «militants de l’opposition portant l’habit religieux», accusations que ceux-ci avaient réfutées. (apic/eni/lh)

9 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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