Les groupes religieux ont fait pression pour sa libération
Zimbabwe: Le chef de l’opposition Morgan Tsvangirai sera libéré sous caution
Harare, 20 juin 2003 (Apic) Le leader de l’opposition au Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a obtenu sa mise en liberté sous caution. La décision a été prise le 20 juin, deux jours après que des associations religieuses et civiques du Zimbabwe, regroupées au sein d’une Coalition, ont demandé sa libération immédiate et qualifié son inculpation pour trahison «d’enfantillage de la part de l’Etat».
Cette nouvelle arrestation du leader de l’opposition zimbabwéenne faisait suite aux cinq jours de manifestations anti-gouvernementales organisées par sa formation politique, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC). Cette mobilisation comptait amener le chef de l’Etat Robert Mugabe à négocier, afin de résoudre la crise politique et économique qui frappe de plein fouet le pays.
La détention de Morgan Tsvangirai, a été dénoncée par la Coalition de 350 membres au rang desquels la Communauté évangélique et le Conseil des Eglises du Zimbabwe, les Services de solidarité oecuménique et la Conférence nationale des pasteurs.
Cet opposant était déjà accusé de trahison pour «participation présumée dans un complot visant à assassiner le chef de l’Etat», lorsqu’il a été interpellé et inculpé d’atteinte à la sécurité de l’Etat. Selon des sources proches de l’opposition, il lui est reproché, d’avoir loué les services d’un consultant politique basé au Canada pour l’aider à assassiner Robert Mugabe et à renverser le parti au pouvoir.
«La détention de Morgan Tsvangirai pour plus de dix jours est un pur enfantillage de la part de l’Etat. Par ailleurs, inculper quelqu’un de trahison alors qu’il comparait au même moment pour des charges similaires est à la fois excessif et vindicatif», pouvait-on lire dans la déclaration publiée par la Coalition qui s’est mobilisée pour sa libération.
Cette même Coalition a également déploré «l’absence de volonté de la part de l’Etat pour trouver une solution pacifique et durable à la crise multiforme traversée par le Zimbabwe». (apic/eni/jv)




