Promesses de Mugabe non tenues

Zimbabwe: Les destructions d’habitations dans des villes ont fait 20’000 sans abri

Harare, le 23 mars 2006 (Apic) Les destructions d’habitations à Harare ordonnées par le président Mugabe en mai 2005 ont laissé plus de 20’000 personnes sans abri, estime un bilan publié par «In Touch», une revue des jésuites diffusée au Zimbabwe.

Selon «in touch», les destructions voulues par le pouvoir ont laissé plus de 20’000 personnes dans la détresse. La revue publie les témoignages de plusieurs victimes, dont celui d’une jeune femme du Mozambique, sans abri, exposée au froid avec ses enfants, arrêtée et détenue dans des conditions dégradantes.

Les jésuites du Zimbabwe s’interrogent également sur les intentions du gouvernement Zimbabwéen par ce «nettoyage» des bidonvilles, sous prétexte d’améliorer la santé et de l’hygiène publique. Raison officielle invoquée, alors que, note la revue, des personnes sont aujourd’hui enfermées dans des cellules insalubres.

Selon «In touch», le gouvernement zimbabwéen avait demandé aux victimes de s’enregistrer auprès des autorités afin d’obtenir de nouvelles habitations. Mais des centaines de personnes se déclarent aujourd’hui surprises d’apprendre que les habitations promises sont payantes. Sans doute n’appartiennent pas à la même famille politique du président. Le témoignage d’une famille de 5 personnes l’étaye: après avoir perdu leur maison lors des destructions menées par les autorités, cette famille a eu la mauvaise surprise de constater qu’elle devait s’acquitter d’une forte somme pour obtenir une maison.

Selon, l’ONU l’opération «Murambatsvina» de Mugabe a fait perdre à 20’000 personnes leur habitation – un chiffre bien supérieur selon d’autres sources, en mai 2005 à Harare et dans les villes environnantes. (Apic/dia/thk)

23 mars 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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