8 millions en 2001 pour les institutions régionales et nationales
Zurich: Assemblée plénière de la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (RKZ)
Zurich, 19 novembre 2000 (APIC) Près de 8 millions de francs doivent être répartis en l’an 2001 pour assurer le cofinancement des institutions de l’Eglise catholique actives à l’échelon régional et national en Suisse, a décidé la Conférence centrale catholique romaine de Suisse (CCCRS/RKZ), qui a tenu son assemblée plénière vendredi et samedi à Zurich.
En accord avec la Conférence des évêques suisses, l’Action de Carême et la Conférence centrale assurent ensemble le cofinancement de quelque cinquante institutions ou projets. Lors de l’assemblée plénière de la CCCRS, cette dernière a approuvé les propositions de la commission d’experts mixte selon lesquelles près de 8 millions de francs doivent être répartis l’an prochain, soit 3,2 millions de francs provenant du «Secteur Suisse» de l’Action de Carême, et 4,8 millions de contributions allouées par les organisations ecclésiastiques cantonales (fédérations de paroisses ou de communes ecclésiastiques, ainsi que corporations ou collectivités cantonales).
Ces sommes mises à dispositions par les corporations ecclésiastiques proviennent du produit des impôts ecclésiastiques, tandis que l’argent de l’Action de Carême provient de la collecte de la campagne de carême. Le Conseil de fondation de l’Action de Carême se prononcera sur ces propositions le 22 novembre.
Le cofinancement des institutions de l’Eglise actives à l’échelon régional et suisse au cours de l’année 2001 et la collaboration entre l’Etat et les communautés religieuses ont constitué les principaux objets à l’ordre du jour de cette assemblée plénière, dirigée par Peter Plattner, président de la Conféérence centrale et président du Conseil exécutif de la collectivité ecclésiastique catholique du canton de Thurgovie. La Conférence centrale est l’organe rassemblant les corporations ecclésiastiques cantonales de droit public et autres organisations similaires de l’Eglise catholique romaine en Suisse. Chaque canton y envoie en principe une délégation formée de deux personnes.
Partenariat entre l’Etat et les Eglises
Dans le canton de Zurich, on travaille à l’élaboration d’une nouvelle loi ecclésiastique qui devrait établir de nouveaux fondements de la collaboration entre l’Etat et les Eglises reconnues. Le conseiller d’Etat zurichois Markus Notter en a informé les membres de l’assemblée plénière. Ce projet est l’accomplissement de la promesse faite par le gouvernement lors du vote populaire sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1995. Selon celui-ci, les communautés religieuses reconnues seront placées sur un pied d’égalité.
Ce principe concerne plus particulièrement l’Eglise évangéliue-réformée et l’Eglise catholique romaine. L’Etat ne leur accorderait plus son soutien en vertu de circonstances historiques mais leur allouerait des subsides pour l’accomplissement de tâches dans le domaine social et culturel. Le produit de l’impôt ecclésiastique perçu auprès des personnes morales sera en particulier affecté à des buts précis tels que la couverture de frais d’entretien de monuments historiques ou le financement d’autres services à la société. Le projet législatif sera prochainement mis en consultation. Par ailleurs, le conseiller d’Etat Markus Notter a fait allusion à un second projet de loi qui devra régler la question de la reconnaissance d’autres communautés religieuses. (apic/com/be)



